X. Les Examens.
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A. J’ai pour vous, monsieur, une lettre de recommandation ,de la part de monsieur N.
B. Vous permettez, monsieur? ■— Eh bien, monsieur, jevois que j’ai le plaisir de parler à un confrère J
A. Oui, monsieur; je suis professeur dans un des lycéesde Paris. Je vais séjourner quelques semaines dans votre ville,et je voudrais bien, si vous pouvez toutefois m’en accorder lapermission, assister à quelques leçons de votre collège, pouravoir une idée de la manière dont l'enseignement secondaire sepratique en Allemagne.
B. Vous savez donc T allemand, monsieur?
A. J’ai beaucoup étudié votre belle langue, et je me croisà même de suivre l'enseignement dans toutes les branches quine me sont pas entièrement étrangères; mais je vous préviensque je parle très-mal allemand, et comme je vois que vousvous exprimez dans notre langue avec beaucoup de facilité,je serais bien aise de pouvoir continuer notre conversation enfrançais.
B. Volontiers, si vous le désirez. Quant aux leçons denotre gymnase, je me ferai un plaisir de vous introduire danstoutes les classes. Je vous préviens seulement que les élèvesde première ont congé dans ce moment. On fait subir lesépreuves écrites à ceux qui désirent passer à l'Université à laSaint-Michel.
A. Ce sont donc les aspirants au grade de bachelier èslettres ?
B. Oui, monsieur. Notre examen de sortie ou de maturitérépond à votre examen de baccalauréat ès lettres.
A. Cet examen est-il de rigueur pour tous ceux qui veulentprendre une inscription à une faculté quelconque?
B. Oui, monsieur. En Allemagne, pour être admis à suivreles cours d’une faculté, il faut justifier d’une certaine instructiongénérale, basée sur les études classiques, quelle que soit d’ail-leurs la branche à laquelle un jeune homme se voue.
A. Mais on m’a dit, monsieur, que vous aviez en Allemagnedes écoles dites réales, où l’on n’enseigne pas les langues mortes,et dont les élèves peuvent aussi obtenir un certificat de maturité.
1 Confrère se dit des membres d’une association libre et memede tous ceux qui exercent la même profession. Le titre de collègueest attaché à un caractère officiel. Tous les médecins , tous,les avocats ,tous les professeurs sont confrères; les professeurs attaches à la memeinstitution sont collègues. Du reste, on commence à confondre cesdeux termes et à dire collègue pour confrère.
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