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Dialogues.
c’est moi qui t’ai emprunté ta prose. Il faut être crétin 1 pourne pas comprendre ça tout de suite.
B. Non, non; je ne veux pas de cela, je déteste le métierde délateur.
A. Tiens, il fait le magnanime maintenant. Eh bien, sic’est découvert, tu ne diras rien; je viendrai moi-même medénoncer.
B. Tant que tu voudras , mais je ne donne pas là-dedans.Si tu veux regarder la version chez moi, <£accord; mais je nete la prête pas.
A. Il est entêté comme un mulet, ce garçon; prends gardea. toi, je te ferai repentir de ton peu de complaisance. . . .Bientôt je prendrai ma revanche, . . . dans l'intervalle des le-çons. . . . Du reste, elle est fort bien ta version; mais tu neme parais pas avoir assez serré le texte, tu as traduit un peutrop librement.
B. On ne peut pas toujours traduire mot à mot, si l’on veutque ce soit bon français.
A. C’est vrai; le maître nous dit déjà assez souvent quenous parlons français comme des vaches espagnoles ; 2 et cepen-dant, nous ne sommes jamais allés paître dans ce pays-là. —Eh bien, au revoir.
B. Demain nous nous verrons en classe.
A. Hélas ! oui. Toute cette nuit je ne rêverai que régimedirect et indirect.
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X. LES EXAMENS.
(Voir Chapitre XX du Vocabulaire.)
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1.
A. C’est à monsieur B, directeur du collège de la ville, que J
j’ai l’honneur de parler? ladn
B. Moi-même, monsieur. Qu'y a-t-il pour votre service? J,
- itm
1 Proprement crétin désigne les malheureux qui sont affectés de an
crétinisme, fléau des gorges de quelques montagnes qui est caractérisé *ts 1par une sorte d’abrutissement et une conformation vicieuse de certains ^organes. Familièrement crétin se dit pour bête (buttltn). sj,
2 Parler français comme une vache espagnole se dit populairement ^
et au fignré pour parler très -mal français. On croit que, dans cettelocution proverbiale, vache a été substitué à vace, ancien nom par ,lequel on désignait un habitant de la Biscaye. Ainsi ee serait pro-prement parler français comme un Vace ou Basque espagnol. Des Bas- .^ques, peuple de la famille ibérienne, demeurant des deux côtés des ^Pyrénées, parlent une langue à part et n’apprennent que difficile- ^ment le français. ‘ in