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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
sur verre Werther et Charlotte, » je puis de mon côté,pour continuer sur la même gamme ethnographique,'opposer à cette réputation chinoise une plus fabuleuseencore, c’est-à-dire une réputation japonaise. Lorsqu’ily a douze ans je me trouvais un jour ici à Paris, à l’hôteldes Princes, auprès de mon ami Henri Woehrmann deRiga, celui-ci me présenta un Hollandais qui revenaitjustement du Japon après y avoir passé trente ans dansla ville de Nangasaki, et qui désirait vivement de fairema connaissance. C’était le docteur Burger, qui publiemaintenant à Leyden, avec le savant Seybold, le grandouvrage sur le Japon. Ce Hollandais me raconta qu’ilavait appris l’allemand à un jeune Japonais qui, plustard, avait fait imprimer mes poésies en traductionjaponaise, et que ç’avait été le premier livre européenqui eût paru dans la langue du Japon. — Le brave Néer-landais ajoutait que je trouverais du reste sur cettecurieuse traduction un long article dans la Revue an-glaise de Calcutta. J’envoyai aussitôt dans plusieurscabinets de lecture, mais aucune des savantes direc-trices de ces établissements ne put me procurer la Revuede Calcutta, et je me suis aussi adressé vainement dansce but à M. Julien et à M. Paultier, ces antagonistesérudits qui ont enrichi la science de deux grandes dé-couvertes : M. Julien le fameux sinologue a découvertque M. Paultier ne sait pas le chinois, tandis queM. Paultier le grand indianiste a découvert que M. Ju-lien ne sait pas le sanscrit; ils ont publié beaucoup de