DIXIEME PARTIE
— AVEUX DE L'AUTEUR —
Un Français spirituel,— ces mots auraient, il y aquelques années, formé un pléonasme; — un spirituelFrançais me nomma un joür un romantique défroqué.J’ai un faible pour tout ce qui est esprit, et quelque ma-licieuse qu’ait été cette dénomination, elle m’a beau-coup amusé. Elle est juste. Malgré mes campagnesexterminatrices contre le-romantisme, je restai moi-même toujours un poète romantique, et je l’étais à unplus haut degré que je ne m’en doutais moi-même.Après avoir porté à l’engouement pour la poésie roman-tique en Allemagne les coups les plus mortels, un désirrétrospectif s’empara de mon âme et je me pris à sou-pirer de nouveau après la mystérieuse fleur bleue dansle pays des rêves du romantisme ; je saisis alors la