NEUVIEME PARTIE
— LES PIEUX EN EXIL —
Nous nous on allons tous, hommes et dieux, croyanceset traditions... C’est peut-être une œuvre pieuse que depréserver ces dernières d’un oubli complet en les em-baumant, non selon le hideux procédé Gannal, maispar l’emploi d’arcanes qui ne se trouvent que, dans lapharmacie du poète. Oui, les croyances, et avec ellesles traditions, s’en vont. Elles s’éloignent, non-seule-ment dans nos pays civilisés, mais jusque dans les con-trées du monde les plus septentrionales, où naguère florissaient encore les superstitions les plus colorées. Lesmissionnaires qui parcourent ces froides régions se plai-gnent de l’incrédulité de leurs habitants. Dans le récitd’un voyage au nord du Groenland fait par un ministredanois, celui-ci nous raconte qu’il a interrogé un vieil-
li.
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