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2 (1863)
Entstehung
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251
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tie l’allehagne. 25i

Leibnitz?» et autres choses pareilles, sans même at-tendre les réponses, tandis que son fidèle mameluk, sonRustan, Auguste Guillaume Schlegel, les notait à la hâtedans ses tablettes. De même que Napoléon avait désignécomme la plus grande des femmes celle qui avait misau monde le plus d’enfants, de même madame de Staëldésignait comme le plus grand des hommes celui quiavait écrit le plus de livres. On ne se fait pas une idée duvacarme que cette illustre touriste excita chez nous enAllemagne; les écrits d’alors et même quelques-uns quin’ont paru que dans ces derniers temps, comme les mé-moires de Caroline Pichler, les lettres de Rahel deYarnhagen, de Schiller, d’Eckermann et de BettinaArnim, dépeignent d’une façon plaisante l’embarras quenous donna la sultane de la pensée, à une époque où lesultan de la matière nous causait déjà assez de tribula-tions. Ce bas-bleu était un fléau pire que ceux de laguerre. Elle poursuivait nos savants jusque dans le sanc-tuaire de leur méditation , et plus d’un qui aurait tenutête à Napoléon, prit la fuite devant la terrible voya-geuse. Il y avait des hommes de lettres, qui lui plurentparticulièrement, tant par le tour de leur esprit que parla coupe de leur nez ou la couleur de leurs yeux, et àceux-ci elle exprimait son haut contentement, tandis quele mameluk Auguste-Guillaume Schlegel inscrivit leursnoms dans la liste des élus qui seraient décorés dequelque citation louangeuse, pour ainsi dire d’une croixd’honneur littéraire dans le livre de Y Allemagne. Dans