DE ^ALLEMAGNE.
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Juillet. Cette agitation, il est vrai, fut un peu calméeplus tard, mais elle se ranima en J 840, et depuis lors lefeu couva sous la cendre sans interruption, jusqu’à cequ’en février 18-48 les flammes de la révolution écla-tèrent de nouveau dans une conflagration générale. Aprésent, les vieux pompiers de la Sainte-Alliance, avecleur vieil appareil de sauvetage politique, sont rentrésen scène; mais leur insuffisance se manifeste égale*ment, déjà à cette heure. Qu’est-ce que le sort réserveaux Allemands? Je n’aime pas à prophétiser, et je croisqu’il vaut mieux relater le passé, dans lequel se reflètel’avenir.
J’espère donc que la communication des lettres sui-vantes se justifiera d’elle-même. Je les ai données dansleur forme primitive, quoique bien des petites inexacti-tudes qui s’y trouvent, trahissent parfois une ingénuitéqui pourra faire sourire le lecteur français aux frais dunovice allemand. J’y ai laissé au général Lafayette sonondoyante chevelure d’argent, bien que peu de tempsaprès, quand j’eus l’honneur de rencontrer M. deLafayette à Paris, j’aie vu ces boucles argentées chan-gées tout prosaïquement en une perruque brune; maisle bon général n’en avait pas moins un air vénérable, eten dépit de son costume moderne et bourgeois, on re-connaissait en lui le grand chevalier sans tache et sanspeur, le Bayard de la liberté. Aussitôt après mon arrivéeà Paris, je voulus aussi faire la connaissance du chienMédor, mais celui-ci ne répondit pas du tout à mon