DE LA FRANCE.
365
ce grand maître. Quelques figures isolées, telles quecelles de la mère et de l’enfant, ont également un airde famille avec les figures de Raphaël, mais avec cellesde sa première période, à l’époque où il copiait encorefidèlement les types sévères du Pérugin, mais en lesadoucissant, en leur prêtant de la grâce.
Je ne m’aviserai pas d’établir un parallèle entre Ro-bert et le plus grand peintre de la grande époque ca-tholique; mais je ne puis m’empêcher de reconnaîtreleur parenté. Ce n’est à la vérité qu’un air de famille,tout entier dans les formes matérielles, mais non dansl’esprit. Raphaël est tout imbu de christianisme ca-tholique, religion qui exprime le combat de l’espritcontre la matière ou du ciel contre la terre, qui al’oppression de la matière pour objet, appelle péchétoute protestation de cette dernière et voudrait spi-ritualiser la terre ou plutôt la sacrifier au ciel. MaisRobert appartient à un peuple chez lequel le catholi-cisme est, sinon mort, du moins très-avancé dans sonagonie. Car, pour le dire en passant, l’expression dela charte que le catholicisme est la religion de la ma-jorité du peuple n’est qu’un pieux mensonge contrelequel la foule brutale protestait d’une manière tantsoit peu respectueuse, quand, récemment, elle démo-