réès par les reflets du firmament, mais avec des tonssi célestes, si admirables, qu’elles brillent par elles-mêmes des teintes les plus éclatantes et les plusgaies, et que cependant tous les contours sont sévè-rement détachés. Quelques têtes semblent être desportraits. Mais le peintre n’a point copié la natureavec le scrupule niais de beaucoup de ses confrèreset rendu les traits avec une minutie diplomatique.Ainsi que me le faisait remarquer un ami, hommed’esprit, Robert a recueilli d’abord en soi les figuresque lui offrait la nature, et, de même que les âmes neperdent pas dans les feux du purgatoire leur indivi-dualité, mais seulement les souillures de la terre,avant de s’élever au séjour des heureux, ainsi cesfigures ont été purifiées dans les flammes brûlantesdu génie de l’artiste pour entrer, radieuses, dans le cielde l’art, où régnent encore la vie éternelle et l’éter-nelle beauté, où Vénus et Marie ne perdent jamaisleurs adorateurs, où Roméo et Juliette ne meurentjamais, où Hélène reste toujours jeune, où Hécube aumoins ne vieillit plus davantage.
On reconnaît dans le système de couleur du tableaude Robert l’étude de Raphaël. La beauté architecto-nique et la disposition des groupes me rappellent aussi