DE I. A FRANCE.
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repoussant, la figure de Mépliistopliélès, le méchantesprit, le père du mensonge, le dieu du savon vert.
Marguerite est un pendant d’un égal mérite. Elle estassise aussi dans un fauteuil d’un rouge fané. Sonrouet, avec la quenouille chargée de laine, reste oisifprès d’elle. Sa main tient un livre de prières ouvert,dans lequel elle ne lit pas, et où l’on aperçoit les cou-leurs éteintes d’une image de la mère de Dieu, lavierge consolatrice. Elle laisse tomber la tête de tellesorte que la plus grande partie du visage, qu’on nevoit guère que de profil, est éclairée d’une manièreétrange. On dirait que l’âme ténébreuse de Faust pro-jette son ombre sur les traits de la douce jeune fille.Les deux tableaux sont suspendus l’un près de l’autre,et l’on remarque d’autant plus que tout l’effet lumi-neux est consacré au visage de Faust ; celui de Mar-guerite au contraire en reçoit beaucoup moins que lesautres contours du personnage, qui sont d’autant pluséclairés. L’effet obtenu ainsi dans cette dernière figureest d’une magie inexprimable. Le corset de Margueriteest vert d’iris; une petite coiffe noire couvre à peine ledessus de sæ tète, et des deux côtés descendent plusbrillants ses cheveux lisses et blonds comme de l’or.Son visage forme un ovale noble et touchant, et ses