DE LA FRANCE.
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impopulaire, appelé du 13 mars, et de lui attribuer unauguste fondateur, dont il accroît ainsi la responsabi-lité. Amis et ennemis se réunissent ici souvent pourmutiler la vérité. Ou ils lui coupent les jambes, oubien ils la tirent et rallongent tellement qu’elle devientmince comme un mensonge. L’esprit de parti est unProcuste qui couche fort mal la vérité. Serait-il vraique, dans le système du 13 mars, Périer n’ait fait quesacrifier son nom honorable et que Louis-Philippe soitle véritable père de ce système? Il nie peut-être la pater-nité de cet enfant embarrassant, tout à fait comme cejeune paysan qui ajoutait naïvement : « Mais pour direla vérité, je n’y ai pas nui.» Toutes les offenses que laFrance a eu à endurer jusqu’à ce jour sont mises au-jourd’hui sur le compte du roi. Le coup de pied que lelion malade a reçu naguère encore à Rome de l’ânessedu seigneur exaspère les Français à un degré insoute-nable. Cependant on lui fait tort : Louis-Philippe nelaisse pas volontiers passer une insulte, et il consenti-rait de bon cœur à se battre, mais il voudrait choisir sonmonde. Par exemple, il n’aurait guère envie de sebattre avec la Russie ; il le ferait avec plaisir contre lesPrussiens, avec lesquels il s’est déjà mesuré à Yalmy,et que, pour cette raison, il ne paraît pas craindre