ŒUVRES DE HENRI HEINE.
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sera fermement maintenu par le roi. Mais cetle com-plète indifférence à la nouvelle de la mort de Périerm’a fait éprouver un sentiment de dégoût. La Bourseaurait dû au moins, par convenance, faire éclater sonaffliction par une petite baisse. Mais non! pas un hui-tième pour cent; les effets ne sont pas tombés d’unhuitième de deuil pour cent à la mort de Casimir Pé-rier, ce grand ministre banquier!
* La plus froide indifférence s’est montrée à l’enterre-ment de Périer comme à sa mort. C’était un spectaclecomme un autre : le temps était beau, et des milliersd’hommes étaient sur pied pour voir passer le cortège,qui se dirigea longuement par les boulevards jusqu’auPère-Lachaise. Le sourire était sur beaucoup de figu-res; sur d’autres, la préoccupation des affaires r sur leplus grand nombre, l’ennui. Une quantité innombrablede troupes, comme cela convenait à peine au hérospacifique du système de désarmement, beaucoup degardes nationaux et de gendarmes. Les artilleurs yétaient aussi avec leurs canons; ceux-ci pouvaient avecraison être en deuil, car sous Périer ils avaient du bontemps, une véritable sinécure. Le peuple considéraittout cela avec une rare apathie. Il ne montra ni haineni amour : c’était l’ennemi de l’enthousiasme qu’on