DE LA FRANCE.
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de la paix ou du trouble. C’est là-dessus aussi que serègle l’escompte. Dans les temps d’agitations, l’argentdevient inquiet, se renferme dans les caisses des riches,comme dans une forteresse, et y demeure retiré : l’es-compte monte. En temps calme, l’argent redevientconfiant, s’offre volontiers, se produit en public, semontre très-affable : l’escompte est bas. Ainsi, unvieux louis d’or a plus d’esprit qu’un homme et saitle mieux du monde s’il y aura paix ou guerre. C’estpeut-être par suite de leur commerce intime avec l’ar-gent que les gens de bourse ont acquis aussi une sorted’instinct politique ; et pendant que dans ces dernierstemps les penseurs les plus profonds n’attendaientque la guerre, ceux-là demeurèrent fort tranquilles,assurés qu’ils étaient du maintien de la paix. Deman-dait-on à l’un d’eux quelles étaient ses raisons pourune pareille sécurité, on ne pouvait, comme à sir John,en arracher aucune raison ; mais il ne cessait de ré-pondre : « C’est mon idée. »
La Bourse, depuis ce temps, n’a fait que se fortifierdans cette idée, et la mort de Périer n’a même pu luien inspirer une autre. Il est vrai qu’elle était depuislongtemps préparée à cet événement et qu’on se fi-gure d’ailleurs que son système de paix lui servira et