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De la France
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ŒUVRES DE HENRI IIEINE.

anneau tombait du haut d’un clocher, la précieusepierre demeurait intacte.

Cependant, pour remédier jusqu’à un certain pointà cette fatale messéance, Louis-Philippe a créé uneprésidence intérimaire et en a revêtu M. de Monta-livet. Celui-ci est en outre ministre de l’intérieur, etM. Girod de l’Ain est devenu à sa place ministre descultes. On n’a qu’à voir ces deux personnages pourpouvoir soutenir en toute assurance qu’ils ne jouissentd’aucune indépendance et ne sont que des griffes àcontre-seing. L’un, M. le comte de Montalivet, est unjeune homme bien bâti, qui a presque l’air d’un joliécolier vu au travers d’un verre grossissant. L’autre,M. Girod de l’Ain, suffisamment connu comme pré-sident de la Chambre, où il a eu l’art de bien servirles intérêts du roi par l’abréviation ou par la prolon-gation des séances, est le dévouement même. C’estun homme ramassé, qui a l’air d’un Brunswickoisvendant des têtes de pipes dans les foires, ou bienencore d’un ami de la maison qui apporte des cro-quignoles aux enfants et caresse les chiens.