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nouveaux noms et sous les nouvelles formes, sansque la foule s’en aperçoive, les vieux hommes et lesvieilles intentions. Selon la manière de voir de cesgens, celui-là est le plus grand ministre qui peut,avec les nouvelles formes constitutionnelles, obtenirles mêmes résultats qu’autrefois avec les formules del’ancien régime. Villèle était cet idéal des ministres,auquel on n’a pas cependant osé penser alors quePérier fut frappé par la maladie. Pourtant on a euassez de courage pour s’arrêter un instant à Decazes.
II serait certainement devenu ministre, si la nouvellecour n’avait pas craint d’être bientôt remplacée parles membres de l’ancienne. On craignit qu’il n’établîtavec lui dans le ministère la restauration tout entière.Après Decazes, c’est Guizot qu’on a eu particuliè-ment en vue. Mais on dit que, pendant qu’il parlaitchaleureusement au roi qui lui offrait un portefeuille,il ressentit tout d’un coup les symptômes du choléraet se sauva en abrégeant son discours. C’est alors quecommencèrent les négociations avec Dupin, qu’onavait toujours considéré comme le successeur dePérier et auquel on attribue beaucoup de force et jdecourage. Mais elles échouèrent, parce que Dupin nepouvait consentir à s’arranger de beaucoup de restric-