DE LA FRANCE.
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un préservatif contre le choléra. Les saint-simonienscomptent au nombre des avantages de leur religionqu’aucun saint-simonien ne peut mourir de la ma-ladie régnante, attendu que le progrès est une loi dela nature, que le progrès social est dans le saint-simo-nisme, et qu’ainsi, tant que le nombre de ses apôtresn’aura pas atteint un chiffre suffisant, aucun d’eux nemourra. Les bonapartistes assurent qu’aussitôt qu’onressent les symptômes du choléra, il suffit de leverles yeux vers la colonne de la place Vendôme pourguérir. Ainsi chacun a sa croyance dans ce momentde calamité. Pour moi, je crois à la flanelle. Unediète bien entendue ne peut non plus nuire; mais ilne faut pas manger trop peu, comme,le font certainesgens, qui prennent la nuit les douceurs de la faimpour des atteintes du choléra. Il est plaisant de voiraujourd’hui la poltronnerie accompagner à table cesgens qui considèrent avec défiance les mets les plusphilanthropes et n’avalent qu’en soupirant les mor-ceaux les plus délicats. On doit, leur ont dit les mé-decins, n’avoir aucune crainte et éviter l’inquiétude.Et mes gens alors d’avoir peur de s’inquiéter sans yprendre garde, puis de s’inquiéter en outre de cequ’ils ont peur. Ils sont aujourd’hui l’amour même,