DE LA FRANCE.
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claires etniies d’un mourant, paroles d’adieu sanction-nées par la mort. Il avait perdu sa mère quelquesjours auparavant; et le deuil dont il était revêtu re-haussait la solennité de son apparition parlementaire.Je le vois encore avec ses gants noirs, qu’il considérade temps en temps pendant qu’il parlait; et, le voyantainsi, je me disais : Il pense peut-être à sa mère, à samisère prolongée et à la misère'du reste de ce pauvrepeuple qui meurt de faim dans la riche Angleterre, eteesgants funèbres sont garants que Canning sait ce que lepeuple souffre et qu’il veut le secourir. Dans la vivacitéde son débit, il arracha une fois l’un de ces gants desa main, et je crus, un instant, qu’il voulait le jeter auxpieds de toute cette fière aristocratie d’Angleterre,comme le noir gage de bataille de l’humanité offensée.
Si cette aristocratie ne l’a pas tué directement, pasplus que le prisonnier de Sainte-Hélène, qui est mortd’un cancer à l’estomac, elle lui a du moins enfoncédans le cœur assez d’aiguilles empoisonnées. On meraconta, par exemple, qu’un jour, au moment mêmeoù il se rendait au parlement, on lui remit une lettrecachetée avec des armoiries bien connues et qu’iln’ouvrit que dans la salle des séances. 11 trouva danscette lettre une vieille affiche de comédie, sur laquelle