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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
aux attaques féodales et aristocratiques. Elle cessedans la ligne adoptée et dans les sentiments dé-ployés par chacun d’eux. Le premier, né, élevésur les moelleux coussins de l’opulence, a pu déve-lopper en paix ses meilleurs penchants, et sanspeine, prendre part à cette opposition aisée que labourgeoisie fit pendant la restauration contre l’aristo-cratie et le jésuitisme. Georges Canning au contraire,né de parents malheureux, n’était que le pauvre filsd’une pauvre mère, qui le jour veillait sur lui dans latristesse et dans les larmes, et le soir était obligéepour lui gagner du pain de monter sur le théâtre, dejouer la comédie et de rire. Passant plus tard du petitmalheur de l’indigence dans le malheur plus grandd’une dépendance brillante, il subit l’appui d’un oncleet la protection d’une noblesse orgueilleuse.
Mais si ces deux hommes furent différents par lasituation où le sort les jeta et les maintint longtemps,ils le furent plus encore par les sentiments dont ilsfirent preuve quand ils eurent atteint le sommet de lapuissance, là où ils pouvaient enfin, libres de toutecontrainte, prononcer le grand mot de l’énigme. Casi-mir Périer, qui n’avait jamais été dépendant, qui avaittoujours eu largement en son pouvoir les moyens de