PE LA FRANCE.
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Marsan. Le roi, disait-on, était fort affligé. Les femmesle plaignaient et les hommes secouaient la tête avecun air mécontent. Les Français ont horreur du meurfrenocturne. Dans les temps les plus orageux de la révo-lution, les actes les plus horribles furent accomplispubliquement et à la clarté du jour.
Je n’ai pu savoir encore précisément jusqu’à quelpoint le concierge du Louvre a trempé dans la conspi-ration du 2 février. Les uns disent qu’il a donné l’éveilà la police aussitôt qu’on lui eut offert de l’argent pourlivrer les clefs du Louvre. D’autres croient qu’il les aen effet livrées et qu’il est arrêté maintenant. Danstous les cas, on voit, en de semblables circonstances,comme les postes les plus importants à Paris sontconfiés aux personnes les moins admissibles, sans qu’ilsoit pris des garanties particulières de sûreté. Ainsi letrésor même a été longtemps entre les mains d’un spé-culateur de papiers publics que l’État devait récompen-ser par une couronne de chêne pour n’avoir perdu à laBourse que 6 millions au lieu de 100 millions. Ainsi lagalerie des tableaux du Louvre, qui est la propriétédu genre humain plus encore que celle des Français,aurait pu devenir le théâtre d’attentats nocturnes, et
périr au milieu du désordre. Ainsi le cabinet des mé-
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