DE LA FRANCE.
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de la société des Amis du Peuple sur la même ligne?
Je ne puis réellement croire que ces derniers soientimpliqués dans cette aventure. Je me trouvais moi-même par hasard, le même soir, à l’assemblée desAmis du Peuple, et j’ai lieu de croire, d’après beau-coup de circonstances, qu’ils pensaient plutôt à la dé-fense qu’à l’attaque. Il s’y trouvait plus de quinze centshommes serrés dans une salle étroite, qui avait l’aird’un théâtre. Le citoyen Blanqui, fils d’un conven-tionnel , fit un long discours plein de moquerie contrela bourgeoisie, çes boutiquiers qui avaient été choisirpour roi Louis-Philippe, la boutique incarnée , qu’ilschoisirent dans leur propre intérêt, non dans celuidu peuple, qui n’était pas complice d'une si indigneusurpation. Ce fut un discours plein de sève, de droi-ture et de colère. Malgré la sévérité républicaine, lavieille galanterie ne s’est pas démentie, et l’on avait,avec Une attention toute française, assigné aux dames(aux citoyennes) les meilleures places auprès de latribune de l’orateur. La réunion avait l’odeur d’un vieilexemplaire relu, gras et usé du Moniteur de 1793.Elle ne se composait guère que de-très-jeunes hommeset de très-âgés. Dans.la première révolution, l’enthou-siasme de la liberté avait surtout saisi les hommes d’un