DE LA FRANCE.
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lèbrent l’homme, des chanteurs populaires qui redisentses hauts faits. Hier au soir, passant dans une petiterue obscure pour rentrer chez moi, je vis un enfant,à peine âgé de trois ans, derrière une petite chandellede suif fichée en terre il bégayait une chanson à lagloire du grand empereur. Comme je venais de jeterun sou sur son mouchoir étendu, quelque chose seglissa près de moi et me demanda aussi un sou.C’était un pauvre pstropié, qui ne m’implora pas aunom de Dieu; mais il suppliait avec la ferveur la pluscroyante : Au nom de Napoléon, donnez-moi un sou /C’est ainsi que ce nom est pour le peuple la paroleconjuratrice la plus puissante. Napoléon est son dieu,son culte, sa religion, et cette religion devient, à lafin, banale comme toutes les autres. Lafayette, aucontraire, est vénéré beaucoup plus comme hommeou comme ange protecteur. 11 vit aussi en image et enchanson, mais moins héroïque; et je dois, de bonnefoi, avouer que ce fut un effet comique pour moiquand j’entendis fan passé, le 28 juillet, chanter La-fayette en cheveux blancs dans la Parisienne , pendantque je le voyais lui-même près de moi avec sa per-ruque brune. C’était pourtant à la Bastille ; l’homme