DE LA FRANCE.
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par penchant, fraternise avec Marrast, et se fait don-ner l’accolade par Béranger. La Gazette , la bonneGazette de France soupire maintenant après lesformes républicaines, le vote universel, les assembléesprimaires, etc. C’est chose très-plaisante de voir cescafards déguisés faire maintenant les matamores enlangage de sans-culotte, coqueter d’un air farouchesous le bonnet sanglant d’un jacobin, puis se laisserprendre parfois d’inquiétude à la pensée qu’ils aurontpu mettre par distraction à sa place la rouge calottedu prélat : ils ôtent alors un instant de leur tête leurcoiffure empruntée et laissent voir à tout venantleur tonsure. Ces gens s’imaginent actuellement pou-voir, eux aussi, outrager Lafayette, et ce leur est alorsun rafraîchissement bien doux pour cet âcre républi-canisme et pour cette contrainte libérale qu’ils se sontimposés.
Mais quoi qu’en puissent dire les amis aveuglés etles ennemis hypocrites, Lafayette est le caractère leplus pur de la révolution française : c’est son héros leplus populaire après Napoléon. Napoléon et Lafayettesont les deux noms qui resplendissent aujourd’hui dela plus belle auréole en France. Leur gloire est sansdoute bien différente. Celui-ci combattit plus pour la