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nution, que vous avez pris pour base de cette réductionie prix de 1750, auquel vous croyez les biens suscep-tibles de revenir prochainement. II est démontré parl’expérience, Monsieur, que le prix des denrées a cons-tamment observé une progression croissante ; elle a étésur-tout sensible depuis dix ans, non-seulement dansvotre département, mais encore dans toutes les autresparties de l’Empire : cependant, par-tout, les expertsont pris pour base de l’évaluation les baux qu’ils se sontprocurés, et n’ont, fait sur leur prix d’autre réductionque celle des frais de culture et d’entretien.
La même marche doit être suivie dans votre dépar-tement ; autrement ceux dans lesquels les experts ontconsulté le prix des baux, éprouveraient , comparati-vement au vôtre, une augmentation de revenu et parconséquent de contingent.
Il est essentiel d’ailleurs d’observer que s’il s’agissaitd’un impôt de quotité, si l’on devait, par exemple , de-mander à votre département le cinquième de son revenu,il serait intéressé à présenter un revenu moins fort ;mais il s’agit d’un impôt de répartition: ainsi, que lesrevenus de tous les départemens soient ou ne soient pasdiminués d’un huitième, cela est parfaitement indiffé-rent. En effet, si le revenu total de la France était dq1600 millions, et celui de votre département de 16millions, ce département devrait supporter un centièmede la contribution foncière. Or, que l’on diminue par-tout le huitième, le revenu total sera de i4oo millions,