qu’il le pourra, aux limites naturelles ; vous enga-gerez les maires de ces communes a s’entendre pourrégulariser leurs territoires par des concessions réci-proques. Si des bornes deviennent nécessaires, vous n’enferez poser qu’aux endroits les plus saillans, aux points,par exemple, qui séparent à-la-fois trois ou quatre ter-ritoires.
Au lieu de bornes en pierres , vous pouvez en faireplanter en bois ; vous pouvez même faire planter des arbres.
II serait possible encore que les propriétaires les plusriches d’une commune se chargeassent d’en faire poser àleurs frais aux points qui délimitent à-la-fois la com-mune et leur propriété.
Enfin, Monsieur, je vous engage à chercher tous lesexpédiens que votre sagesse vous suggérera pour exé-cuter , le mieux qu’il vous sera possible, i’abornement,dont vous sentez tous les avantages, et pour éviter àvotre département une augmentation de contribution.
Le Ministre des finances ,
Au Pre'fet du département des Pyrénées-Orien-tales.
Paris, le 15 Messidor an 12.
L E directeur des contributions de votre département,Monsieur, en m’adressant l’état de la situation des tra-vaux de l’arpentage et de l’expertise, me fait observerqu’une des difficultés qui contrarient cette dernière