dedans; lorfqu’enfin elles fauront qu’il n’y aplus d’autorité que la vôtre, plus de confiancepublique qu’en vous; en un mot, que vou sêtes tout : n’eft-ce pas décidément à ce toutque doivent fe rapporter tous leurs mouve-meas, toutes leurs vues , toutes leurs efpé-rances ?
Voilà donc aujourd’hui oii en eft la forcepublique , elle eft toute entière hors de lamain du roi, aufli - bien que la puiffance dugouvernement. Et l’on parle encore du roi,& le roi met encore fon nom à quelques aftespublics ; & ce nom eft encore doux pour leplus grand nombre des Français, & quelques-unesdes anciennes formes de la monarch e paroif-fent encore confervées. Que tout cela ne raf-fure pas les amis de la royauté ; c’en eft fait »elle eft anéantie ; elle a difparu fous l’autoritédu peuple, de la même maniéré que celle dupeuple à Rome avoit difparu fous l’autoritédu prince. Du refte , la confervation de cesvaines formes ne peut avoir rien de raflurant;c’eft dans tous les tems , par ce véhicule hypo-crite , qu’on tranfporte le peuple, fans qu’ils’en apperçoive, à un ordre nouveau. L’affem-bîée nationale régné , & les anciennes formesde la monarchie font confervées ; mais Oûave