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féodal, &c on a eu raifon ; car tout gouver-nement efl néceffairemenr vicieux du momentque fes parties peuvent fecompoferun centreparticulier d’organifation, un régime indivi-duel, fe faire, en un mot , une exigence ré-parée &c indépendante. Et comme il efl deprincipe dans la nature que tout cherche àavoir une vie à foi , les différentes branchesde la force publique fe conflitueront tou-jours en force indépendante , fi elles lepeuvent, fi l’organifation politique leur enlaiffe les moyens, fi le centre général d’ac-tion n’a pas affez de force pour contenir &fubordonner à lui toutes fcs émanations par-ticulières. Or, le gouvernement féodal n’étoit,comme on fait, qu’un gouvernement fédératif ;car l’ordre de ces différentes maffes de puif-fances feigneuriales difpofées comme par échelleles unes au-deffus des autres , & cependantabandonnées à elles-mêmes, fans liaifon in-time d’organifation & de dépendances , étoitbien ce qui conflituoit le fyflême de la féo-dalité. Actuellement qu’on fubflitue les dé-partemens aux grands duchés & aux grandscomtés, les diftri&s aux comtés inférieurs tkaux vicomtés, les municipalités aux feigneuries,il efl clair qu’on aura un vrai gouvernement