moins acceflible aux paillons populaires, laplace qu’il occupe naturellement entre lemonarque & le peuple, fait qu’il a intérêtd’adoucir la rudefle de tous les mouvemens,d’empêcher la collifion de toutes les forces,& qu’il peut déjouer fans ceffe avec l’ardeurSi la pénétration de l’efprit de corps, les in-trigues des démagogues , & les vues ambi-tieufes des rois ; car le peuple qui fait fi biens’agiter, ne fait pas feulement veiller à faliberté ; il ne fait jamais fe préferver des attaquesfourdes du defpotifme, de fes menées clan-deftines, de fa marche hypocrite & lente ; tou-jours extrême dans fes déterminations commedans fes fentimens, comme dans fes moyens,le peuple ne fait être que furieux ou foible.Le fauvage tue fon fils chéri dans un mou-vement de colere, &c le pleure après l’avoirtué : voilà le peuple.
Le véto royal ne pouvant s’appliquer avecavantage que dans l’hipothèfe d’un corps lé»giflatif divifé en deux chambres, on croirapeut-être que l’affemblée nationale ne devoitdès-lors en faire aucun ufage dans fa confti-tution. Sans doute, fi elle avoit pu être con-féquente en cela à fes principes comme à fesvœux ; fans doute fi elle avoit toujours refté