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1 (1898)
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106
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de Hemricourt , et encore non sans quelque réserve, en nous abstenant d'enregis-trer des renseignements de ce genre : A cely temps estoit uns Nobles Chevaliersnommeis liasse aile barbe Frères al Conte de Domartien en Goyelle (Goelle), quyportoit en son escut on confanon à trois pendons & al desoir trois aneles. Desrelations de cette nature sont des écueils qu'un peu d'expérience archéologiquet'ait tourner sans difficulté; elles ne doivent en rien diminuer notre croyance à labonne foi du chroniqueur liégeois, qui, d'ailleurs, ne se fait pas faute, parfois, endes circonstances où sa religion ne lui semble pas suffisamment éclairée, d'enavertir le lecteur par des phrases comme celle-ci, qu'il écrit précisément à proposdes armes dudit Rasse à la Barbe, vivant a une époque antéhéralSdique : mais je nesay quelles les coleurs estoyent partant que je n'en suy nint bien informels, nequidentje ay veut en chire lenprinte del seal Monss : Otton jadit Saingnor de Warfese'esdont il fut layons (aïeul)..., en queil seal illi at on confanon..., la queile châtretermine en la daule de l'an mil dois cens & quarante dois.

Ce dernier renseignement, tenons-le hardiment pour absolument certain; il estvrai que, pour le moment, nous ne pourrions, à son appui, présenter ce sceau de1242, mais une recherche aux Archives de l'État à Liège ne tardera pas, croyons-nous, à confirmer que cet Othon, sire de Warfusée, scellait bien d'un gonfanon.

Les éditions existantes de l'œuvre de Hemricourt n'étant pas en rapport avec lesexigences de la science moderne, il serait à souhaiter qu'on en fît une nouvelleet qu'on l'annotât d'après les actes authentiques, tels que reliefs de fief, etc., etc.Notre recueil apporte un appoint assez considérable de renseignements quipourraient être utilisés pour ce travail.

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L'armoriai dit de Saint-Trond.

Enfin, M. le baron Léon de Pitteurs Ilicgaerts, d'Ordange, nous a communiqué,avec beaucoup d'obligeance, un armoriai manuscrit du xvii ° (?) siècle, contenantun grand nombre de blasons de familles de Saint-Trond, Léau et des environs, etpresque tous d'accord avec ceux que nous avons relevés sur les sceaux debeaucoup d'entre elles. En présence de cet ensemble important de données surune seule région, nous avons emprunté les émaux d'un certain nombre d'armoiriesà ce manuscrit, auquel nous appliquons la dénomination de : armoriai manuscritde Saint-Trond. Cette source est, toutefois, loin d'avoir l'authenticité des autresque nous venons d'énumérer.