De plus, les noms ne sont pas toujours rendus très correctement, abstractionfaite, bien entendu, des corruptions qu'indigent habituellement aux noms étran-gers les contemporains de la langue de notre héraut d'armes, qui, tout naturelle-ment, adaptent l'orthographe de ces noms à celle de leur propre idiome, transfor-mant en Waellcuert le nom de Walcourt, en Waelhem, celui de Walhain, etc. Ceschangements se comprennent, et il est facile de reconnaître les véritables formesdes noms qu'ils recèlent. Mais il en est d'autres qui sont le résultat de mauvaisesleçons, de fautes de copiste, et on éprouve souvent de grandes difficultés à lesrectifier. En voici quelques exemples :
Gelre donne :
Au Brabançon Jean van den Eechout : de sable à trois croissants d'argent, quiest le blason des Eechove[n] ;
Au Gueldrois Sander van Vossem : de gueules au cerf d'argent; ne serait-ce pasun Issum? Il attribue à Loef van Ysem : d'or au cerf de gueules, et, à l'un et àl'autre, pour cimier : une tête et col de cerf ;
Il cite, parmi les Liégeois, lier Dacm van Virken, portant : d'argent à six fleursde lis de gueules ; au franc-quartier brochant d'azur plain ; c'est, sans aucundoute, ce Mgr. Adam de Kerkehem, dont parle Hemricourt;
lier Evert van Ulst, Gueldrois (d'or à la croix de gueules) est évidemment cetEverard van Lift, chevalier ('1567-1580), mentionné dans une étude sur cettefamille, dans la Heraldieke Bibliotheek (La Haye, 1885, p. 54);
Enfin, lier Willem van Blaeten, vassal de Juliers, est Guillaume de Ylatten,chevalier, qui fut bailli du duc de Juliers, à Nôrvenicb, et vivait encore en1594(1).
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Le Miroir des nobles, par HEMRICOURT.
Le Miroir des nobles de Ilasbayc, par Jacques de Hemricourt , nous a donné lesémaux des blasons d'un grand nombre de familles, liégeoises et autres. Nous noussommes servi de l'édition de Salrray , de 1675. Outre les blasons décrits parl'auteur, on a publié, dans son œuvre, si importante pour l'histoire et l'archéo-logie du xiv° siècle, — c'est-à-dire contemporaine de l'auteur (2), — une fouled'autres écus, dont beaucoup sont apocryphes et contre lesquels il est donc bon dese mettre en garde. Inutile d'ajouter que nous n'avons tenu compte que du texte
(1) E. R ichardson, Geschichte der Famille Merode (Prague, 1877), I, p. 32.
(2) On fera, cependant, bien do n'accepter que sous bénéfice d'inventaire ce qu'il dit desépoques antérieures.