OBSERVATIONS SYNTHÉTIQUES
Sans avoir la prétention de faire un traité du blason, nous allons consigner —en quelque sorte en guise de synthèse de notre travail — une série d'observationsbasées sur nos études sigillographiques.
Ces observations comprennent, un peu au hasard, les parties principales de lascience héraldique. Etayées d'exemples, avec renvoi aux sources, elles pourront,un jour, espérons-nous, venir à point pour la confection d'un traité, dont l'auteurdevrait, bien entendu, avoir à sa disposition une foule d'autres recueils analoguesau nôtre, et, surtout, ... s'abstenir d'utiliser, pour cette tâche, les traités parus,en ces derniers temps, en Belgique, en Hollande et en France.
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De l'origine des armoiries.
Il est un fait incontestable, c'est que les armoiries héréditaires de la hautenoblesse datent de la seconde moitié du xu e siècle. Un des premiers sceauxarmoriés est celui de Philippe d'Alsace, comte de Flandre. Ce sceau, appendu àdes chartes de 1161 à 1177, porte un lion (1). En Brabant, le premier prince
(1) «.Le comte y est représenté coiffé d'un chapeau de fer cylindrique sur lequel le lion del 'écu est également figuré. Entre la date de 1161, mentionnée par Vredius , et celle de 1177, lecomte Philippe a encore fait usage d'un autre sceau où on le voit armé d'un casque conique àtimbre arrondi, sans ornement... Une photographie de ce dernier sceau a été donnée parM. Demay dans son Inventaire des sceaux de la Flandre. » (Jean van Malderghem, LesFleurs de lis de l'ancienne monarchie française. Leur origine, leur nature, leur symbolisme).
DE RAADT 4