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1 (1898)
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103
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Du temps que Jean de Wcsemael fut seigneur du pays de Malines, le sceau deséchevins de Schrieck, un des villages de cette terre, nous montre l'écu de cepersonnage, brisé au point du chef d'une étoile (1139). Comment interpréter cettebrisure, Jean étant le chef de sa maison? Les seigneuries se servaient, cependant,toujours, en ce pays-ci, des armoiries pleines de leurs maîtres. Du temps desBerthout, notamment, les échevins de leurs terres, au pays de Malines, scellaientdes trois pals, sans brisure.

Ne serait-on pas tenté de croire retrouver dans ce sceau de Schrieck le principedont l'application a été constatée à propos du sceau d'E. de Schaumburg? L'étoilesymboliserait-elle ici les gueules? Certes, ce serait étrange.

Le sceau scabinal de Vorst, du xiv c siècle, aux armes de Diest, brisées en chef,à dextre, d'une lleur de lis, a été attribué à Thomas, seigneur de Diest (1). MaisThomas était chef de sa maison, devait porter plein, et portait plein, sur lessceaux de 1393 et 1396 (n. st.) que nous avons rencontrés. On peut donc sedemander si, sur celui de Vorst, la lleur de lis ne doit pas symboliser l'or duchamp de l'écu, ce qui semblerait assez rationnel, à moins, toutefois, que la terrede Vorst n'ait été, antérieurement, l'apanage de quelque cadet de Diest, dont elleeût gardé la brisure, après retour au chef de la famille. Le sceau porte, en effet,la légende : ►£< S' scabinorum dni de Diest in villa de Worst.

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Nous avons rappelé que l'on croit Petra Santa l'inventeur des hachuresconventionnelles dont l'usage a prévalu sur les divers autres systèmes adoptés parquelques héraldistes du xvu e siècle. Celle priorité fut contestée par Marc deWulson, sieur de la Colombière , qui, dans la deuxième édition de son livreintitulé : La Science héroïque, parue en 1669, accusant de plagiat Petra Santa,revendique la paternité de l'invention, qu'il dit avoir appliquée a au premier livre deblazon » qu'il fît imprimer, « pour connoistre les métaux et les couleurs par la tailledouce ». a Auparavant, ajoute-t-il, l'on se servoit des lettres capitales des métaux,et des couleurs pour les dénoter ; mais cela enlaidissoit l'armoirie, et apportoit de laconfusion (2). »

Il n'en est pas moins vrai que les sceaux, antérieurs à sou temps et mêmebeaucoup de sceaux de la seconde moitié du xvii 0 siècle, ne nous révèlent pas lesémaux des armoiries.

Pour combler cette lacune, il faut donc avoir recours à d'autres éléments : lesarmoriaux, miniatures, manuscrits, chroniques et romans de chevalerie du moyenâge.

(1) Notes sur les armoiries de Diest, par M. l'abbé P. D aniels (Ann. de la Soc. d'arch. deBrux., T. I, p. 97-103).

(2) Nous n'avons pas découvert d'ouvrage de W ulson , antérieur à celui de Petra Santa.de R aadt 7