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1 (1898)
Entstehung
Seite
98
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Sur les sceaux des jeunes filles, on plaçait souvent les écus du père et de la mère.

C'est ainsi que l'on remarque sur le sceau, reproduit page 1)6, de Marguerite,fille du comte Renaud de Gueldre (1555), les écus de Gueldrc et de Berlhout,et sur celui de Béatrice de Louvain, damoiselle de Gaesbeek, etc. (1540), les écusde Louvain et de Luxembourg, maison de laquelle était issue sa mère.

Suppression d'une moitié des meubles de l'écu.

Dans les œuvres d'art du moyen âge, l'artiste vise, avant tout, à faire ressortirles choses essentielles, les particularités caractéristiques, et n'hésite jamais àsacrifier des détails qui, loin d'être d'un effet utile, nuiraient plutôt à la nettetédu sujet à représenter. A l'instar du miniaturiste du xiv c siècle qui se contente demarquer par une unique fleur de lis, peinte sur l'ailette, le chevalier qu'il veutnous faire connaître comme roi de France, le gravêur se borne, souvent, àn'indiquer sur les armoiries plus ou moins compliquées qu'une partie des meublesportés par la famille en cause, partie toujours suffisante pour désigner celle-ci.(Test en vertu de cet usage, très répandu, que sur le sceau de Metze de Merode,de 1543, décrit plus haut, et orné des armes de Piitz et de Merode, réunies surun seul écu, deux des quatre pals de Merode ont été supprimés, et que, surbeaucoup d'autres sceaux, on ne représente que la moitié des armoiries combinéesde la même manière.

Sur le sceau de Jean de Brabant, échevin de Liège, vers le milieu duxiv 1, siècle (1), nous rencontrons un écu parti : au 1 er , une demt-escarboucle,mouvant du parti, au 2 d , un lion, et nous voyons les suivants porter des armoiriestronquées de la même façon :

Agnes, domicella in Almelo, 1358 : parti : au 1 er , un fascé de six pièces, les 1,5 e et 5 e , chargées respectivement de 2 1/2, 2 et 1 1/2 losanges, les demi-losangesmouvant du parti ; au 2 ri , un lion couronné, à la queue fourchée;

Agnès d'Eller, femme de Jean d'Elverfeld, en 1566 : parti d'Elverfeld et dedemi-Eller ;

Jean le Fauconnier, en 1457 : parti ; au 1 er , un lion ; au 2 d , une anille en chefet une demi-ariille, mouvant du parti, en pointe;

Godefridus de Gliore, en 1558 : le même écu qu'Agnès d'Almelo;

Egbert de Grimberg, en 1558 : parti; au 1 er , comme le 1 er de ladite Agnèsd'Almelo, sa proche parente; au 2 d , une demi- rose, mouvant du parti;

(1) Il se servit, peu avant, d'un autre sceau, montrant, dans le champ, sans bouclier, uneescarboucle entière et un franc-quartier au lion.