Ecus chargés de trois éeussons aux armes.
Citons encore, dans le même ordre d'idées, l'exemple de .lean Bouviaus,bourgeois de Liège, 1295, qui pose, dans le champ de son sceau, trois écus,chargés, chacun, d'une l'asce accompaguée de trois (2, 1) macles.
A la fin du xiu° siècle et au commencement du xiv c , on rencontre, quelquefois,sur les sceaux, des écus chargés de trois éeussons, représentant, tous, les armoi-ries du personnage. Cette mode, qui coïncide avec le port des ailettes, a fournide beaux types; mais elle n'était pas une façon de briser, à preuve que certainschefs de maison la pratiquèrent.
En voici quelques exemples :
Gilbert Amman, coseigneur de 's Gravenwesel, porte, en 1292, sur un écu,trois éeussons écartelés de... et de... ;
Gilles van Berchem, 1311 : un écu, à la bordure engrêlée, trois éeussonsde Berchem ; la présence de cette bordure permet d'inférer qu'un autre Berchem,peut-être le père, de Gilles, portait cet écu aux trois éeussons plein ;
Jacques de Braine, 1290 : un écu à trois éeussons d'Engbien (émaux?), alorsque son frère, Solder, sire de Senelfe, brise Enghien (émaux?) d'un lambel;
Gauthier de Nethen, 1501, 1505, 1515 : un écu à trois éeussons de Nethen(comme Redinghen), brisés, chacun, sur la fasce, de trois coquilles;
Hellin, sire de Cysoing, ber de Flandre, 1289 : un écu à trois éeussons deCysoing;
Jean, sire d'Ere, 1274 : un écu à trois éeussons d'Ere.
Ces deux derniers, étant chefs de leur maison, avaient évidemment le droit deporter plein, comme tous les autres sires de Cysoing et ceux d'Ere.
Sceau de Jean, sire d'Ere, 1274 : de ... à trois éeussons, cliacun à trois palset à la fasce d'hermine brochante.