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1 (1898)
Entstehung
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80
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Du cimier.

Le cimier n'apparaît sur les sceaux qu'au xm e siècle; mais, à cette époque, sonemploi est assez irrégulier : les uns le portent, les autres n'en ont pas ou bienen changent selon leurs caprices. Ce n'est que dans le courant du xiv e siècle qu'ils'établit plus de lîxité à cet égard : le cimier commence à devenir héréditaire,mais encore voit-on, quelquefois, les fds, surtout les cadets, en prendre un autreque le chef de la famille.

Dans les sceaux équestres, le cimier se retrouve souvent sur le chanfrein ducheval ; mais, parfois, celui-ci est décoré d'un autre ornement que le heaume ducavalier.

Le dragon et l'écran en cimier.

Quant au cimier des Berthout de Malines, parmi les nombreux sceaux qui nousont passé sous les yeux, il n'y en a que deux à cimier. Ils sont tous deux deFlorent (1) : l'un de l'époque il n'était encore que seigneur de Berlaer, l'autrede celle il se trouvait déjà en possession de l'opulente succession de sonneveu. Le premier, au franc-quartier de Brabant, est cimé d'un écran échancré,le second (de 1520), de Berthout plein, d'un dragon.

Le dragon et l'écran, ou éventail, figurent parmi les plus anciens cimiers. Ilssont tellement répandus, qu'ils constituent, en quelque sorte, partie intégrante ducostume chevaleresque.

Ciment d'un dragon des membres des maisons suivantes :

Amboise, Beloeil, Châtillon, Evreux, Fauquemont, Fiennes(2), Flandre(2),France (2), Heinsberg, Hornes, IJsselstein, Condé, Lorraine (2), Mortagne,Namur (2), Nevele, Nevers (voir Flandre), Renesse, Walincourt, Wavrin.

Les ducs de Brabant, ceux de Luxembourg et tant d'autres princes et seigneurscimaient aussi, parfois, d'un dragon.

L'écran, ou éventail, est, entre autres, le cimier de personnes de ces noms :

(1) Voir no're étude : Les Armoiries des Berthout et de Matines.

(2) Voir Vredius, Genealogia comitum Flandriae.