Jean de Wilre, en 1574 : d'une fleur de lis, au pied coupé, qui est l'emblèmed'une famille alliée, à preuve qu'un de ses proches, Arnould de Wilre, écartèle, enla même année, les armes de Wilre de trois fleurs de lis, au pied coupé (1).
Nous ne parlerons pas ici des brisures qui consistent à combiner avec le blasoncelui d'une autre famille, soit en écartelant, soit de quelque autre manière.
*
* *
Le moye âge évite la double brisure.
Le moyen âge avait pour principe d'éviter une double brisure. En brisant, parexemple, par un changement d'émaux, on conservait intacts les meubles de l'écu,ou bien une modification du cimier pouvait passer comme brisure suffisante. Ilarriva qu'un personnage, qui marquait son état de cadet par un signe distinctif,supprimait ce signe dès qu'il écartelait des armes d'une autre famille. Lesarmoiries écartelées, composées de deux blasons, se brisèrent, en règle générale,soit en cœur, soit au premier quartier seul.
Exemples :
Jean Drake, 1574, écartelant de Drake et de trois chevrons, brise, au 2 e quartier,seul, d'un besant, ou tourteau ;
Jean van Hamme, 1574, brise le 1 er quartier, seul, d'une étoile;
Guillaume de Heersele, 1411 : le 1 er quartier, seul, d'une tour ou portecrénelée ;
Henri Hertewijc, 1571 : le 1 er quartier, seul, d'un maillet;
Jean Taije d'Elewijt, 1409 : le I e ' quartier, seul, d'un franc-quartier;
Henri van der Vo[o]rde, 1574 : le 1 er quartier, seul, d'une étoile.
*
* *
Brisures intéressantes.
Voici, ensuite, un choix de brisures, intéressantes à l'un ou l'autre titre :Renaud d'Argenteau, châtelain de Limbourg, brise, en 1558-9, en ne cantonnantsa croix, chargée de cinq coquilles, que de quatre croisettes ;
(1) Voir des cas analogues sur les sceaux de Robert et Gérard d'Assche, de 1309 et de 1357.