Jean de Bijlandt, chev., brise, en 1597, d'un lambel, alors que son fils,Thierry, porte plein ;
Deux Karsilis de Pallandt, père et fils, en 1571, nous fournissent un exempleanalogue : le fils porte plein, le père brise d'un annelet;
Jean van Broekhuizen, en 1557, brise son champ plain de trois croisetlespattées, au pied fiché ;
Jean van der Meeren, en 14-89, d'une façon analogue (trois croisettes recroi-setées) ;
Thierry van Herlaer, sgr. van der Ameijde, en 1550 ( n. st.), porte, aux 1 CI et4° quartiers, une seule tête de lion, alors que sa famille en a trois pour emblèmes;
Les frères Gauthier et Jean de Houtain, en 1265, se servent de deux blasons,apparemment tout différents ; le premier : d'une feuille d'ortie, chargée d'une divise ;le second : plain, au chef chargé d'un lion, issant du champ. Mais, en comparantces armes à celles du seigneur de Houtain, en 1504 : plain, au chef plain. et à labordure engrêlée, on reconnaît que la feuille d'ortie n'est autre chose que l'effetd'une bordure engrêlée gravée en creux, et que la divise constitue tout unimentla ligne de séparation du chef, ligne à laquelle le graveur a donné trop d'épaisseur;en un mot, que les écus de Gauthier, de 1265, et du seigneur de Houtain, de1504, représentent les mêmes armoiries. La bordure étant déjà brisure, Jean,cadet, au lieu d'en introduire dans son blason une seconde, supprime la bordureet se contente du lion issant, pour marquer sa qualité de puîné (1);
Thierry de Clèves, 1592, et Gérard de Clèves, 1409, portent parti; au 1 er , undemi-écusson, mouvant du parti ; au 2 e , la fasce de la Mark. Leurs sceaux per-mettent de constater que, dans les armes de Clèves, la partie essentielle est nonpas l'escarboucle, mais bien cet écusson si fâcheusement dénaturé par les héral-distes des derniers siècles (2) ;
Henri des Comognes, vassal du comte de Namur, en 1584, et, en 1597,châtelain de Namur, porte : d'hermine à trois forces renversées, surmontées d'unlambel; son parent et homonyme, échevin du Feix, en 1584, porte ces mêmesmeubles sur champ de vair.
Pour d'autres brisures intéressantes, qu'on consulte les articles :
Aelbreehts, dit de Borsere, Aerleboud, Ansseau, Blehen, Blieck, Bonin,Donc(t), Eijcken, Fosset , Franquenée, Gaiffier, IIorwinen , Jonart, Cale,Calonne(Caloen), Campenhout, Canteman, Knibbe, Coene, Coninc, Crimpen,Laurent, li Leus (== Loup), Leuth, Masson, Moliaert, Nokerboem, Oemen,
(1) Voir, plus loin, les sceaux des Holstein, Houtain, Lembeck, etc., et le Prince deHohenlohe-Waldenburg, Bas heraldische und décorative Pelzwerk im Mittelalter (Stuttgart,1876), p. 48-50.
(2) L 'escarboucle est une pierre précieuse placée au cœur de l'écu et représentée d'une façonconventionnelle. Comp. les sceaux d'Eustache d'Hamal (1281) et de Simon d 'Enselthem (1357),les armes de Vlemincx, à Malines, etc.