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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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La théorie physique n'est pas une explication du monde inorganique ;elle n'est pas davantage une généralisation inductive des enseignements del'expérience. Qu'est-elle donc? (187, a<4, 307, 298.)

La théorie est-elle simplement, comme le veut l'Ecole pragmatiste, unartifice qui nous rend les vérités de la connaissance empirique plus aisées àmanier, qui nous permet d'en faire un usage plus prompt et plus profitableen notre action sur le monde extérieur, mais qui ne nous enseigne, au sujetde ce monde, rien qui ne nous soit déjà enseigné par la seule expérience?

Ou bien, au contraire, la théorie nous apprend-elle touchant le réel,quelque chose que l'expérience ne nous a pas appris et qu'elle ne pourraitpas nous apprendre, quelque chose qui soit transcendant à la connaissancepurement empirique ?

S'il faut répondre affirmativement à cette dernière question, nouspourrons dire que la théorie physique est vraie, qu'elle a une valeur desavoir. Si c'est, au contraire, la première question qui nous contraint dedire : oui, nous devrons dire aussi que la théorie physique n'est pas vraie,mais simplement commode, qu'elle n'a aucune valeur de savoir, maisseulement une valeur pratique.

« Lorsque le physicien (298), portant son attention sur la science qu'ilconstruit, soumet à un rigoureux examen les divers procédés qu'il a mis enœuvre pour la construire, il ne découvre rien qui puisse introduire en lastructure de l'édifice la moindre parcelle de vérité, si ce n'est l'observationexpérimentale. Des propositions qui prétendent énoncer des faits d'expérience,et de celles- seulement, on peut dire : c'est vrai, ou : c'est faux. De celles- seulement, on peut affirmer qu'elles ne sauraient s'accommoder del'illogisme et que, de deux propositions contradictoires, l'une au moins doitêtre rejetée. Quant aux propositions introduites par la théorie, elles ne sontni vraies ni fausses; elles sont seulement commodes ou incommodes; si lephysicien juge commode de construire deux chapitres de la Physique aumoyen d'hypothèses qui se contredisent, il est libre de le faire; le principe decontradiction peut juger sans appel du vrai et du faux ; il n'a aucun pouvoirpour décider de Y utile et de Y inutile; obliger donc la théorie physique àgarder, en son développement, une unité logique rigoureuse, ce serait exercer,sur l'intelligence du physicien, une tyrannie injuste et insupportable.

» Lorsque après avoir soumis la science qui l'occupe à ce minutieuxexamen, le physicien rentre en lui-même, lorsqu'il prend conscience destendances qui dirigent les démarches de sa raison, il reconnaît aussitôt que