Druckschrift 
L' Amour en Russie
Entstehung
Seite
134
Einzelbild herunterladen
 

LAMOUR EN RUSSIE

Il affectait de ny attacher aucune importance ;mais jétais certaine quil ne croyait pas es queje lui disais. Il se persuadait que je laimais tou-jours et que je mentais pour le simple plaisir dele faire enrager. Il ne pouvait imaginer quunhomme tel que lui ne fût pas adoré. Javais beaului donner des détails précis, il ny ajoutait au-cune créance. Et dabord cela mexaspéra. Puis,en pensant sans fin à ce sujet, mes idées chan-gèrent, je me dis : « Sil est sûr dêtre aimé, cestpeut-être quau fond il maime encore. Sansdoute, il a des maîtresses doccasion, des pas-sades, mais cest à moi quil revient toujours ;cest avec moi quil habite ; cest moi quil veuttrouver dans lappartement quand il rentre. »Et dès lors, je ne mintéressai plus quà unechose : savoir sil maimait ou non. Il y avait unpoint sur lequel je le voyais très sensible : iltenait à ce que je fusse à la maison quand il luiplaisait dy revenir. Note, en passant, que quandnous nous retrouvions, cétait le plus souventpour nous quereller. Naturellement, il avait milleraisons ingénieuses pour expliquer pourquoi jedevais lattendre. Il fallait que le samovar fût

- 134