L’amour en Russie
Si Stendhal avait connu la Russie, il l’auraitadorée. Il n’y aurait vu nulle part la vanitédesséchante qu’il abhorrait en occident. Il yaurait trouvé quelque chose qui n’est que dece pays-là — une certaine façon directe deregarder et de traiter les choses de l’amour,en dehors de toutes conventions mondaines etsociales, une volonté arrêtée de décider chaquecas passionnel en soi, sans s’inquiéter des con-venances et des habitudes, et surtout sans sepréoccuper de ce qu’en penseront les voisins.Il y a en Russie un mépris complet de l’opi-nion publique. Et encore, en écrivant cela, jereste l’esclave des formes occidentales. Pour un
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