L’AMOUR EN RUSSIE
la chercher. A ce moment-là encore, elle opposade la résistance.
— Je suis lasse, dit-elle, je veux dormir surle divan.
Elle était agitée, inquiète.
— Allons, dit gentiment Naudin, tu dormirastout aussi bien à côté de moi. C’est notre avant-dernière nuit à Tiflis.
Nadia se laissa convaincre et rejoignit sonamant dans le lit.
Plus tard, comme, fatigué enfin, il était sur lepoint de s’endormir, il entendit la voix douce deNadia tout près de son oreille :
— Je suis malheureuse, disait-elle.
— Dors, répondit Alexandre Naudin, déjàtout ensommeillé et dont rien ne pouvait, à cemoment, troubler la sérénité.
Elle continua à gémir un peu, puis, de nou-veau, lui adressa la parole :
— Je t’aime, dit-elle.
Alexandre Naudin entendit les mots qui en-trèrent automatiquement dans sa mémoire,mais qüi, sur le moment, ne lui firent aucuneimpression, bien que ce fût la première fois que
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