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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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HUP

est imprégné, chargé de quelque substance ou vapeuraqueuse. La terre est encore toute humide. Un linge ,un lieu, une chambre humide. Les yeux humides delarmes. Température, climat, saison humide. j| Cer-veau humide, se dit, par une erreur vulgaire, de Lamembrane pituitaire, lorsquelle abonde en sérosités.

|| Tempérament humide, Tempérament qui abonde enpituite. || Humide, subst. masc., dans la physinuedAristote, Une des quatre premières qualités. Vhu-mide est opposé au sec. || En médec., L'humide radi-cal, .Fluide imaginaire quun préjugé médical suppo-sait être le principe de la vie dans le corps humain.

HUMIDEMENT. adv. Il nest guère usité que peursignifier, Dans un lieu humide.

HUMIDITÉ, s. f. Qualité de ce qui est humide.Lhumidité de la terre, de F air, du temps, du cer-veau.

HUMILIANT, ANTE. adj. (lat. humiliare, humi-lier.) Qui humilie, qui mortifie, qui cause de la con-fusion, de la honte. Refus, revers humiliant. Puni-tion, défaite humiliante.

HUMILIATION, s. f. Action par laquelle on shu-milie, on est humilié; ou État dune personne humi-liée , mortifiée. Les infirmités humaines sont un grandsujet dhumiliation. Cest le comble de lhumiliation.

|1 II se dit Des choses qui donnent de la confusion,de la mortification. Il a essuyé une grande humilia-tion.

HUMILIER, v. a. Abaisser, mortifier, donner de laconfusion. Dieu humilie les superbes. Humilier lor-gueil, la fierté, laudace de quelqu'un. T. de piété :Humilier son esprit devant Dieu. Etc. j| Avec* le pron.pers. Un cœur qui shumilie. || Humimf. , ée. participe.

HUMILITÉ, s. f. Vertu qui nous donne le senti-ment de notre faiblesse, qui réprime en nous les mou-vements de lorgueil. Grande, profonde humilité.Pratiquer lhumilité. |j Fam., Déférence, soumission,abaissement. Je Ven ai prié en toute humilité. H mademandé grâce en toute humilité.

HUMORAL, ALE. adj. (lat. humor, humeur.) t. demédec. Qui a rapport aux humeurs.

HUMORISME, s. m. t. de médec. La doctrine desmédecins humoristes.

HUMORISTE, adj. des a genres. Qui a souvent delhumeur sans sujet, qui est difficile à vivre. Fam. |{Humoriste, se dit Des médecins qui attribuent prin-cipalement aux humeurs les divers phénomènes de lavie, soit dans létat de santé, soit dans létat de ma-ladie. || Subst., dans lun et dans lautre sens. Cest unhumoriste .

HUMUS, s. m. (Mot latin.) (On prononce lS.) t.didactique. Terre végétale.

HUNE. s. f. (H saspire.) t. de marine. Plate-formeélevée qui est en saillie autour des mâts, et sur la-quelle, quand on est en mer, on fait monter ordinai-rement un matelot pour découvrir de plus loin. Mâtde hune. Grande hune. Hune de misaine. Hune dar-timon. || Hune , Grosse pièce de bois terminée pardeux tourillons, et à laquelle une cloche est sus-pendue.

HUNIER, s. m. (H saspire.) t. de marine. Voilequi se place au mât de hune.

HUPPE, s. f. (lat. upupa, huppe.) (H saspire.)Oiseau de la grosseur dun merle, qui a une petitetouffe de plumes sur la tête. || La touffe de plumesque portent cet oiseau et quelques autres.

HUPPÉ, ÉE. adj. ( H saspire.) Il se dit Des oiseauxqui ont une huppe sur la tête. Alouette huppée; Fig.et fam., Dune personne riche, notable, de haut pa-

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rage, mais alors on ne lemploie guère quavec le motPlus. Il y avait quantité de femmes, et des plus hup-pées. || Prov. et fig., Les plus huppés y sont pris,Ceux qui se croient les plus habiles y sont attrapés.

HURE. s. f. (H saspire.) Nom que lon donne à latête de quelques animaux, particulièrement lorsquelleest coupée. Une hure de sanglier, de saumon, de bro-chet. || Fig. et fam., Il a une 'vilaine hure , se dit Dunhomme qui a les cheveux mal peignés et fort hérissés.

HURHAU. (H saspire.) Voyez Hue.

HURLEMENT, s. m. (lat. ululare, hurler.) (H sas-pire.) Le cri prolongé que fait le loup, et que faitaussi quelquefois le chien. || Par analogie, Cris aiguset prolongés que lon pousse dans la douleur, dans lacolère, etc. Elle fit des hurlements lorsquon lui ap-prit la mort de son fils. Il poussait des hw'lements derage.

HURLER, v. n. (H saspire.) Il se dit Des loupset des chiens lorsquils font un cri prolongé. || Prov.et fig., Il faut hurler avec les loups, Il faut saccom-moder aux manières, aux mœurs, aux opinions deceux avec qui lon vit, ou avec qui lon se trouve,quoiquon ne les approuve pas entièrement. || Hur-ler, se dit, par analogie, Des cris aigus et prolongésque lon pousse dans la douleur, dans la colère, etc.Il ne crie pas, il hurle. Hurler de rage. || Par exagér.,Parler avec emportement, avec le ton de la fureur.Une tourbe fanatique hurlait sans cesse contre lui.

HURLUBERLU, s. m. t. fam. Inconsidéré, brus-que, étourdi. Agir en hurluberlu.

HUSSARD, s. m. (H saspire.) Cavalier hongrois.On donne aujourdhui ce nom aux soldats des corpsde cavalerie légère dont luniforme ressemble à celuide la cavalerie hongroise. Colonel, capitaine de hus-sards. Le shako, la sabretache, le dolman dun hus-sard. On disait autrefois et quelques-uns disent encore,Houssard; dautres, en plus grand nombre, disent,Housard. || Couper les crins des chevaux à la hussarde,Les laisser depuis le bas de lencolure jusquà la moi-tié, et couper le reste jusquà la tête. || Prov., Vivreà la hussarde, Vivre de pillage.

HUTTE, s. f. (H saspire.) Petite loge faite gros-sièrement avec de la terre, du bois, de la paille, etc.La hutte dun berger. Les huttes des soldats. O 11 3itplus ordinairement, Les baraques des soldats. VoyezBaraque.

HUTTER (SE), v. pron. (H saspire.) Faire «nehutte pour se loger. En parlant Des soldats, on ditpins ordinairement, Se baraquer. ||Hvtté, éf.. par-ticipe.

HYACINTHE, s. f. (grec yahinthos, hyacinthe.)Plante. Voyez Jacinthe. || Hyacinthe, Pierre pré-cieuse qui est ordinairement dun jaune tirant sur lerouge. Hyacinthe dOrient, dAllemagne. Jj En phar-macie, Confection dhyacinthe, Électuaire, dans lacomposition duquel il entre des pierres dhyacintheavec beaucoup dautres ingrédients.

HYADES.s. f. pl.(grec Yades, Hyades.) t. dastron.Assemblage détoiles placées sur le front du Taureaucéleste. j| En poésie : Les sombres, les tristes, lesfroides, les pluvieuses Hyades. Ces images, qui étaientvraies au temps des plus grands poètes de la Grèceet de Rome, ont cessé de lêtre aujourdhui sous leurclimat même, le lever de ces étoiles sopérant dansdautres saisons qualors.

HYBRIDE, adj. des a genres, (grec ybris, viol.)Qui est, provenu de deux espèces différentes. Ilse dit plus souvent Des plantes que des animaux.Subst. Les hybrides sont stériles.

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TOME I.