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est imprégné, chargé de quelque substance ou vapeuraqueuse. La terre est encore toute humide. Un linge ,un lieu, une chambre humide. Les yeux humides delarmes. Température, climat, saison humide. j| Cer-veau humide, se dit, par une erreur vulgaire, de Lamembrane pituitaire, lorsqu’elle abonde en sérosités.
|| Tempérament humide, Tempérament qui abonde enpituite. || Humide, subst. masc., dans la physinued’Aristote, Une des quatre premières qualités. Vhu-mide est opposé au sec. || En médec., L'humide radi-cal, .Fluide imaginaire qu’un préjugé médical suppo-sait être le principe de la vie dans le corps humain.
HUMIDEMENT. adv. Il n’est guère usité que peursignifier, Dans un lieu humide.
HUMIDITÉ, s. f. Qualité de ce qui est humide.L’humidité de la terre, de F air, du temps, du cer-veau.
HUMILIANT, ANTE. adj. (lat. humiliare, humi-lier.) Qui humilie, qui mortifie, qui cause de la con-fusion, de la honte. Refus, revers humiliant. Puni-tion, défaite humiliante.
HUMILIATION, s. f. Action par laquelle on s’hu-milie, on est humilié; ou État d’une personne humi-liée , mortifiée. Les infirmités humaines sont un grandsujet d’humiliation. C’est le comble de l’humiliation.
|1 II se dit Des choses qui donnent de la confusion,de la mortification. Il a essuyé une grande humilia-tion.
HUMILIER, v. a. Abaisser, mortifier, donner de laconfusion. Dieu humilie les superbes. Humilier l’or-gueil, la fierté, l’audace de quelqu'un. T. de piété :Humilier son esprit devant Dieu. Etc. j| Avec* le pron.pers. Un cœur qui s’humilie. || Humimf. , ée. participe.
HUMILITÉ, s. f. Vertu qui nous donne le senti-ment de notre faiblesse, qui réprime en nous les mou-vements de l’orgueil. Grande, profonde humilité.Pratiquer l’humilité. |j Fam., Déférence, soumission,abaissement. Je Ven ai prié en toute humilité. H mademandé grâce en toute humilité.
HUMORAL, ALE. adj. (lat. humor, humeur.) t. demédec. Qui a rapport aux humeurs.
HUMORISME, s. m. t. de médec. La doctrine desmédecins humoristes.
HUMORISTE, adj. des a genres. Qui a souvent del’humeur sans sujet, qui est difficile à vivre. Fam. |{Humoriste, se dit Des médecins qui attribuent prin-cipalement aux humeurs les divers phénomènes de lavie, soit dans l’état de santé, soit dans l’état de ma-ladie. || Subst., dans l’un et dans l’autre sens. Cest unhumoriste .
HUMUS, s. m. (Mot latin.) (On prononce l’S.) t.didactique. Terre végétale.
HUNE. s. f. (H s’aspire.) t. de marine. Plate-formeélevée qui est en saillie autour des mâts, et sur la-quelle, quand on est en mer, on fait monter ordinai-rement un matelot pour découvrir de plus loin. Mâtde hune. Grande hune. Hune de misaine. Hune d’ar-timon. || Hune , Grosse pièce de bois terminée pardeux tourillons, et à laquelle une cloche est sus-pendue.
HUNIER, s. m. (H s’aspire.) t. de marine. Voilequi se place au mât de hune.
HUPPE, s. f. (lat. upupa, huppe.) (H s’aspire.)Oiseau de la grosseur d’un merle, qui a une petitetouffe de plumes sur la tête. || La touffe de plumesque portent cet oiseau et quelques autres.
HUPPÉ, ÉE. adj. ( H s’aspire.) Il se dit Des oiseauxqui ont une huppe sur la tête. Alouette huppée; Fig.et fam., D’une personne riche, notable, de haut pa-
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rage, mais alors on ne l’emploie guère qu’avec le motPlus. Il y avait quantité de femmes, et des plus hup-pées. || Prov. et fig., Les plus huppés y sont pris,Ceux qui se croient les plus habiles y sont attrapés.
HURE. s. f. (H s’aspire.) Nom que l’on donne à latête de quelques animaux, particulièrement lorsqu’elleest coupée. Une hure de sanglier, de saumon, de bro-chet. || Fig. et fam., Il a une 'vilaine hure , se dit D’unhomme qui a les cheveux mal peignés et fort hérissés.
HURHAU. (H s’aspire.) Voyez Hue.
HURLEMENT, s. m. (lat. ululare, hurler.) (H s’as-pire.) Le cri prolongé que fait le loup, et que faitaussi quelquefois le chien. || Par analogie, Cris aiguset prolongés que l’on pousse dans la douleur, dans lacolère, etc. Elle fit des hurlements lorsqu’on lui ap-prit la mort de son fils. Il poussait des hw'lements derage.
HURLER, v. n. (H s’aspire.) Il se dit Des loupset des chiens lorsqu’ils font un cri prolongé. || Prov.et fig., Il faut hurler avec les loups, Il faut s’accom-moder aux manières, aux mœurs, aux opinions deceux avec qui l’on vit, ou avec qui l’on se trouve,quoiqu’on ne les approuve pas entièrement. || Hur-ler, se dit, par analogie, Des cris aigus et prolongésque l’on pousse dans la douleur, dans la colère, etc.Il ne crie pas, il hurle. Hurler de rage. || Par exagér.,Parler avec emportement, avec le ton de la fureur.Une tourbe fanatique hurlait sans cesse contre lui.
HURLUBERLU, s. m. t. fam. Inconsidéré, brus-que, étourdi. Agir en hurluberlu.
HUSSARD, s. m. (H s’aspire.) Cavalier hongrois.On donne aujourd’hui ce nom aux soldats des corpsde cavalerie légère dont l’uniforme ressemble à celuide la cavalerie hongroise. Colonel, capitaine de hus-sards. Le shako, la sabretache, le dolman d’un hus-sard. On disait autrefois et quelques-uns disent encore,Houssard; d’autres, en plus grand nombre, disent,Housard. || Couper les crins des chevaux à la hussarde,Les laisser depuis le bas de l’encolure jusqu’à la moi-tié, et couper le reste jusqu’à la tête. || Prov., Vivreà la hussarde, Vivre de pillage.
HUTTE, s. f. (H s’aspire.) Petite loge faite gros-sièrement avec de la terre, du bois, de la paille, etc.La hutte d’un berger. Les huttes des soldats. O 11 3itplus ordinairement, Les baraques des soldats. VoyezBaraque.
HUTTER (SE), v. pron. (H s’aspire.) Faire «nehutte pour se loger. En parlant Des soldats, on ditpins ordinairement, Se baraquer. ||Hvtté, éf.. par-ticipe.
HYACINTHE, s. f. (grec yahinthos, hyacinthe.)Plante. Voyez Jacinthe. || Hyacinthe, Pierre pré-cieuse qui est ordinairement d’un jaune tirant sur lerouge. Hyacinthe d’Orient, d’Allemagne. Jj En phar-macie, Confection d’hyacinthe, Électuaire, dans lacomposition duquel il entre des pierres d’hyacintheavec beaucoup d’autres ingrédients.
HYADES.s. f. pl.(grec Yades, Hyades.) t. d’astron.Assemblage d’étoiles placées sur le front du Taureaucéleste. j| En poésie : Les sombres, les tristes, lesfroides, les pluvieuses Hyades. Ces images, qui étaientvraies au temps des plus grands poètes de la Grèceet de Rome, ont cessé de l’être aujourd’hui sous leurclimat même, le lever de ces étoiles s’opérant dansd’autres saisons qu’alors.
HYBRIDE, adj. des a genres, (grec ybris, viol.)Qui est né, provenu de deux espèces différentes. Ilse dit plus souvent Des plantes que des animaux.Subst. Les hybrides sont stériles.
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TOME I.