yi6 HAU
revoir la voie de son cerf pendant un défaut, ou pourl'appeler le malin au bois.
HAUTAIN, AINE. adj. (H s’aspire.) Fier, orgueil-leux. Homme, ton hautain. Humeur hautaine.
HAUTAINEMENT. adv. (H s’aspire.) D’une ma-nière hautaine. Peu usité.
HAUTBOIS, s. ni. (II s’aspire.) Instrument à ventet à anche, dont le ton est fort clair. || Celui qui jouedu hautbois. || Prov. et en jouant sur le mot, Jouerdu hautbois, Abattre une futaie qu’il ne faudrait pasencore couper.
HAUT-DE-CHAUSSE ou HAUT-DE-CHAUSSES,s. m. (H s’aspire.) La partie du vêtement de l'homme,qui le couvre depuis la ceinture jusqu’aux genoux.Mettre son haut-de-chausse. Plur., Hauts-de-chausse,ou Hauts-de-chausses. On dit maintenant, Culotte. ||Prov. et fig., Cette femme porte le haut-de-chausse,Elle est plus maîtresse, elle a plus de pouvoir dans lamaison que son mari.
HAUTE-CONTRE, s. f. (H s’aspire.) t. de musique.Celle des quatre parties de la musique qui est entrele dessus et la taille ou ténor. || Celui qui a une voixde haute-contre.
HAUTEMENT, adv. (H s’aspire.) Il n’est guèred’usage au propre. Fig., Hardiment, librement, réso-lument. Je vous le déclare hautement. Je lui dis hau-tement ses vérités. || Avec hauteur, avec vigueur, àforce ouverte. Se déclarer hautement pour quelqu'un.
HAUTESSE. s. f. (H s’aspire.) Titre qu’on donneau sultan.
HAUTE-TAILLE, s. f. (H s’aspire.) t. de musique.Voix moyenne entre la taille et la haute-contre. Il avieilli.
HAUTEUR, s. f. (lat. altitudo, hauteur.) (H s’as-pire.) Dimension d’un corps en tant qu’il est haut. Lahauteur d’une montagne, d’un clocher, d'un mur. Lahauteur de la marée. [[ Tomber de sa hauteur, se ditD’une personne qui, étant debout, vient à tomberde son long. |j Hauteur, L’élévation d’un corps placé,suspendu au-dessus de la terre ou de quelque autresurface horizontale. Cet oiseau vole à une très-grandehauteur. La hauteur des deux. )J En astron., L’anglecompris entre le plan de l’horizon et le rayon vi>uelmené au point du ciel que l’on veut désigner. La hau-teur d’un astre , du pôle . || Prendre la hauteur du so-leil, ou simplement, Prendre hauteur, Observer avecun instrument la hauteur angulaire du soleil sur l’ho-rizon. {| Être à la hauteur d’une île, d’une ville, etc.,Être dans le même parallèle, dans le même degré delatitude. On l’emploie surtout en t. de marine. Nousétions à la hauteur de Malte , de Lisbonne. |[ Hau-teur , Profondeur. Ils jetèrent la sonde pour prendrela hauteur de la mer, j| La hauteur d'un bataillon,d’un escadron, etc., La quantité des rangs dont il estcomposé. || Hauteur , Colline, éminence. Les enne-mis gagnèrent une hauteur, [j Hauteur , se dit fig.,au sens moral, De ce qui est supérieur, éminent, d’unordre élevé. La hauteur de ses conceptions. || Être àla hauteur de quelqu’un, Être en état de le com-prendre. || Être à la hauteur du siècle, N’ètre pasetranger aux connaissances, aux idées, aux opinionsdu temps on l’on vit, en suivre le progrès. On ditde même, Etre à la hauteur des connaissances, desidées actuelles, etc.; et cela peut s'appliquer égale-ment Aux ouvrages d’esprit. Ce livre n’est point à lahauteur des connaissances actuelles. || Hauteur, fig.,Fermeté, fierté. Peu usité. || En mauvaise part, Arro-gance, orgueil. Il le traite avec hauteur et mépris. ||Hauteurs, au plur., Actions, paroles qui marquent
HER
de l’arrogance. Je ne puis supporter ses hauteurs .
HAUT-FOND. s. m. ( H s’aspire.) t. de marine.Voyez Bas-fond.
HAUT-LE-CORPS, s. m. (H s’aspire.) t. de ma-nège. Saut, bond que fait un cheval. || Fig. et fam.,Premiers mouvemetils d’un homme auquel on fait despropositions qui le révoltent, ou D’un homme quiéprouvé une grande surprise.
HAUTURIER, 1 ÈRE. adj. (H s'aspire.) Ancient. de marine. Pilote hauturier, par opposition à Pilotecôtier, Pilote qui sait se conduire en pleine mer, parl’observation des astres. Navigation hauturière, paropposition à Cabotage, Navigation de long cours.
HÂVE. adj. des 2 genres. ( H s’aspire.) Pâle, maigreet défiguré.
HAVIR. v. a. (II s’aspire.) Il se dit De la viande,lorsqu’on la fait rôtir à un grand feu, qui la dessècheet la brûle par-dessus, sans qu’elle soit cuite en de-dans. || Neutral., ou avec le prou. pers. La viandehavit à un trop grand feu, ne fait que. se havir. Peuusité. || Havi, ie. participe.
HAVRE, s. m. ( H s’aspire.) Autrefois Un port demer quelconque. Gagner le havre. Sortir du havre.Maintenant Certains ports qui restent la plupart sanseau à marée basse.
HAVRE-SAC. s. m. ( H s'aspire.) Sac de peau danslequel chaque fantassin renferme les effets à sonusage, et qui se porte sur le dos à l’aide de deux bre-telles. || Sac que les gens de métier, en courant le pays,portent sur le dos avec des bretelles, et où ils mettentleurs provisions, leurs ustensiles, leurs outils.
HE. ( H s’aspire.) Interj. qui sert principalement àappeler. Hé! l’ami! Hé! viens cà. Ces phrases s’em-ploient en parlant À des personnes fort inférieures,ou avec lesquelles on vit très-familièrement. j| Hé , sedit, soit pour avertir de prendre garde à quelquechose: Hé! quallez-vous faire? soit pour témoignerde la commisération: Hç, mon Dieu! que je vousplains! soit pour marquer du regret, de la douleur :Hé, qu’ai-je fait! Hé, que je suis misérable! soitpour exprimer quelque étonnement: Hé quoi! vousnétes pas encore parti! jj II se répète fam., pour ex-primer Une sorte d’adhésion, d’approbation, etc.Hé, hé, pourquoi pas?
HEAUME, s. m. (allern. helm, casque.) (H s’as-pire.) Casque, habillement de tète d’un homme d’ar-mes. Il est vieux, et 11e s’emploie plus que dans leblason.
HEBDOMADAIRE, adj. des 2 genres, (grec e.bdo-mas, semaine.) Qui se renouvelle chaque semaine.Recueil , journal hebdomadaire.
HEBDOMADIER. s. m. Celui qui est en semaine,dans un chapitre ou dans un couvent, pour faire l’of-fice et y présider.
HÉBERGE, s. f. t. de palais. Le point jusqu'où unmur est censé être commun entre deux bâtimentscontigus et de hauteur inégale.
HÉBERGER, v. a. (ital. albergare, héberger.) Re-cevoir chez soi, loger. Fam. || Hébergé , ée. par-ticipe.
HÉBÉTER, v. a. (lat. hebetare, émousser.) Rendrestupide. TJ ivrognerie l'a tout hébété. || Hébété, ée.participe. || Subst. C’est un hébété.
HÉBRAÏQUE, adj. des 2 genres. Qui appartientaux Hébreux. Il se dit surtout par rapport à la lan-gue. Phrase, grammaire, bible hébraïque.
HÉBRAÏSANT. s. m. Nom que l’on donne aux sa-vants qui s’attachent particulièrement à l’étude de lalangue hébraïque et du texte hébreu de l’Écriture.