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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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'jO'i GUÉ

longtemps en Italie les prétentions des souverainspontifes, contre celles des empereurs.

GUENILLE, s. f. Haillon, chiffon. Q Par extens.,surtout au plur., Toutes sortes de hardes vieilles etusées. Cet homme ne porte que des guenilles. JJ II sedit lig., Des choses de peu dimportance. Le corpsnest quune guenille, dont il est honteux de s'occuper.Fam.

GUENILLON. s. m. diminutif. Petite guenille.Fam.

GUENIPE. s. f. Femme malpropre, maussade, etde la lie du peuple. || Plus ordin., Une coureuse, unefemme de mauvaise vie. Très-fam.

GUENON, s. f. t. dhist. nat. Genre de singes del'ancien continent, qui ont une longue queue, jj Lafemelle dun singe. || Fig. et fam., Une femme très-laide. Vue vieille guenon. U Une femme de mauvaisevie. Ce nest quune guenon .

GUENUCHE. s. f. Petite guenon. H Fig. et fam.,Cest une guenuche coiffée, se dit Dune femme laidecl fort parée.

GUÊPE, s. f. (lat. vespa , guêpe.) Grosse mouchepresque semblable à une abeille, qui a un aiguillon ,cl qui fait de mauvais miel.

GUÊPIER, s. m. Lieu les guêpes construisentdes gâteaux et des alvéoles qui forment un grouperevêtu dune enveloppe en tout ou en partie. fl Prov.et lig., Tomber, donner dans le guêpier, dans un guê-pier, Se trouver, sans le vouloir, au milieu de gensdont on na que de mauvais traitements à attendre.Se mettre la tête dans le guêpier, Sengager dans uneaffaire lon court risque dètre dupé. Dans un sensanalogue : Il eut beaucoup de peine à sortir de ceguêpier. Etc.

GUERDON. s. m. (grec kerdos, gain.) Loyer, sa-laire, récompense. Il est vieux.

GUEllDONNER. v. a. Récompenser. Il est vieux.[| Guerdonné , ée. participe.

GUÈRE ou GUÈRES. (On nécrit Guères que dansles vers, lorsqu'il est nécessaire à la rime ou à la me-sure.) Adv. qui semploie toujours avec la négative,Pas beaucoup, peu. Il na 'guère dargent, il nestguère sage. Il ne sen est guère fallu, fl Presque point;alors il est toujours suivi de que. Cela narrive guèrequen hiver.

GUÉRET, s. m. Terre labourée et non ensemen-cée. Relever les guérets. [| En poésie, Toutes les terrespropres à porter des grains, quelles soient ensemen-cées ou quelles ne le soient pas. Des guérets couvertsdabondantes moissons.

GUÉRIDON, s. m. Meuble qui na quun pied, etqui sert principalement à soutenir des chandeliers, desflambeaux.

GUÉRIR, v. a. (lat. curare, soigner.) Délivrer demaladie, faire revenir en santé, redonner la santé.Guérir quelquun de la fièvre, fl II se. dit Des maux ,des maladies. Guérir la fièvre, une plaie, fl Absol.J/art de guérir. || Prov. et lig., Cest un saint qui ne.guérit de rien , se dit Dun homme qui a peu de mé-rite ou peu de crédit, qui ne peut être daucun se-cours. fl Prov. et lig., Cela ne me guérira de rien, Celane me servira de rien. On dit de même : De quoi gué-rira, de quoi me guérira cela? fl Guérir, avec leprou. pers. Guérissez-vous. Votre mal commence àse guérir. [( Prov., Médecin , guéris - toi toi-même.Fig., Gardez pour vous-même les avis que vous donnezaux autres, fl Guérir, neutre, Recouvrer la santé.Jespère guérir bientôt, fl II se dit Des maux, et desparties affectées de quelque mal. Sa blessure guérit.

GUE

Son œil ne guérit pas. || Guérir , se dit lig., soitcomme verbe actif, soit comme verbe pronominal ouneutre, Des maux du cœur, de lesprit ou de limagi-nation , tels que les afflictions, les passions, les vices,les travers, etc. Il est dijficile de guérir un esprit simalade. Il est guéri de son ambition. On ne guéritpoint de la peur. j| Guéri , ie. participe.

GUÉRISON, s. f. Recouvrement de la santé. Gué-rison entière, parfaite, imparfaite, prompte. j| Il sedît Des maux, des maladies, qui guérissent naturel-lement ou avec le secours de lart. La guérison de cessortes de maladies est lente.

GUÉRISSABLE, adj. des 2 genres. Quon peut gué-rir, qui nest pas incurable.

GUÉRITE, s. f. Petite loge de bois ou de ma-çonnerie, petit réduit une sentinelle se inet à cou-vert contre les injures du temps. || Prov. et lig.,Gagner la guérite , S'enfuir. || Guérite, Petits cabinetsouverts de tous côtés, quon fait quelquefois au hautdes maisons, pour y prendre lair, et découvrir de loin.

GUERRE, s. f. Querelle, différend entre deuxprinces ou deux nations, qui se vide par la voie desarmes; Action dun prince, dun peuple qui en at-taque un a^ulre, ou qui résiste à une agression, à uneinvasion, etc. Guerre sanglante, juste, injuste, of-fensive , défensive. Le métier, les lois , le droit de laguerre. Machine , place, vaisseau de guerre. Décla-rer, entreprendre , soutenir, allumer la guerre, jj Lartmilitaire, la connaissance des moyens que lon doitemployer pour faire la guerre avec avantage. Savoir,entendre bien la guerre. j| Guerre civile, guerre in-testine, Guerre qui sallume entre les citoyens dunmême État. Gucire étrangère, Guerre contre lesétrangers. || Guerres religion, Celles que les dis-sensions religieuses allument dans un pays. Guerresainte, se dit de La guerre qui sest faite autrefoiscontre les infidèles pour reconquérir la terre sainte. ||Guerre à mort, Guerre dans laquelle on ne fait au-cun quartier. On dit de même, Guerre dextermina-tion, guerre à outrance, jj Petite guerre, Celle quise fait par détachements ou par partis, dans le des-sein dobserver les démarches de leimemi, de lin-commoder, de le harceler. Faire la petite guerre. Si-mulacre de guerre, dans lequel des corps dune mêmearmée manœuvrent et feignent de combattre les unscontre les autres, en tirant seulement à poudre. ||Obtenir les honneurs de la guerre. Voyez Honneur.|| Fig. et poétiq., Foudre de guerre. Voyez Foudre.|| Faire bonne guerre, Garder dans la guerre toutelhumanité et toute rhonnèteté que les lois de la guerrepermettent. |] Fig., Faire bonne guerre à quelquun,En user honnêtement et sans supercherie dans la dis-cussion des intérêts quon a à démêler avec lui, quoi-quon le poursuive vivement. || Cela est de bonneguerre, Cela est conforme aux lois et aux usages dela guerre. On le dit lig. De toutes les actions de lavie civile lon prend ses avantages, sans blesseraucune des bienséances et des règles que riionnèteléprescrit. || Faire la guerre avec quelquun, Servir aveelui en temps de guerre dans les armées du même sou-verain , de la même nation, du même parti. || Nomde guerre, Nom que chaque soldat prenait autrefoisen senrôlant, tel que, la Tulipe, etc. Nom supposéque lon prend pour 11être pas connu. Sobriquet donnéà quelquun par plaisanterie. || Prov. etfig., La guerrenourrit la guerre, Ce quon prend sur les ennemissert à entretenir les armées. || Prov., Guerre et pitiéne saccordent pas ensemble, Ordinairement, à laguerre, on a peu de pitié, et même il serait quel-