'jO'i GUÉ
longtemps en Italie les prétentions des souverainspontifes, contre celles des empereurs.
GUENILLE, s. f. Haillon, chiffon. Q Par extens.,surtout au plur., Toutes sortes de hardes vieilles etusées. Cet homme ne porte que des guenilles. JJ II sedit lig., Des choses de peu d’importance. Le corpsn’est qu’une guenille, dont il est honteux de s'occuper.Fam.
GUENILLON. s. m. diminutif. Petite guenille.Fam.
GUENIPE. s. f. Femme malpropre, maussade, etde la lie du peuple. || Plus ordin., Une coureuse, unefemme de mauvaise vie. Très-fam.
GUENON, s. f. t. d’hist. nat. Genre de singes del'ancien continent, qui ont une longue queue, jj Lafemelle d’un singe. || Fig. et fam., Une femme très-laide. Vue vieille guenon. U Une femme de mauvaisevie. Ce n’est qu’une guenon .
GUENUCHE. s. f. Petite guenon. H Fig. et fam.,C’est une guenuche coiffée, se dit D’une femme laidecl fort parée.
GUÊPE, s. f. (lat. vespa , guêpe.) Grosse mouchepresque semblable à une abeille, qui a un aiguillon ,cl qui fait de mauvais miel.
GUÊPIER, s. m. Lieu où les guêpes construisentdes gâteaux et des alvéoles qui forment un grouperevêtu d’une enveloppe en tout ou en partie. fl Prov.et lig., Tomber, donner dans le guêpier, dans un guê-pier, Se trouver, sans le vouloir, au milieu de gensdont on n’a que de mauvais traitements à attendre.Se mettre la tête dans le guêpier, S’engager dans uneaffaire où l’on court risque d’ètre dupé. Dans un sensanalogue : Il eut beaucoup de peine à sortir de ceguêpier. Etc.
GUERDON. s. m. (grec kerdos, gain.) Loyer, sa-laire, récompense. Il est vieux.
GUEllDONNER. v. a. Récompenser. Il est vieux.[| Guerdonné , ée. participe.
GUÈRE ou GUÈRES. (On n’écrit Guères que dansles vers, lorsqu'il est nécessaire à la rime ou à la me-sure.) Adv. qui s’emploie toujours avec la négative,Pas beaucoup, peu. Il n’a 'guère d’argent, il n’estguère sage. Il ne s’en est guère fallu, fl Presque point;alors il est toujours suivi de que. Cela n’arrive guèrequ’en hiver.
GUÉRET, s. m. Terre labourée et non ensemen-cée. Relever les guérets. [| En poésie, Toutes les terrespropres à porter des grains, qu’elles soient ensemen-cées ou quelles ne le soient pas. Des guérets couvertsd‘abondantes moissons.
GUÉRIDON, s. m. Meuble qui n’a qu’un pied, etqui sert principalement à soutenir des chandeliers, desflambeaux.
GUÉRIR, v. a. (lat. curare, soigner.) Délivrer demaladie, faire revenir en santé, redonner la santé.Guérir quelqu’un de la fièvre, fl II se. dit Des maux ,des maladies. Guérir la fièvre, une plaie, fl Absol.J/art de guérir. || Prov. et lig., C’est un saint qui ne.guérit de rien , se dit D’un homme qui a peu de mé-rite ou peu de crédit, qui ne peut être d’aucun se-cours. fl Prov. et lig., Cela ne me guérira de rien, Celane me servira de rien. On dit de même : De quoi gué-rira, de quoi me guérira cela? fl Guérir, avec leprou. pers. Guérissez-vous. Votre mal commence àse guérir. [( Prov., Médecin , guéris - toi toi-même.Fig., Gardez pour vous-même les avis que vous donnezaux autres, fl Guérir, neutre, Recouvrer la santé.J’espère guérir bientôt, fl II se dit Des maux, et desparties affectées de quelque mal. Sa blessure guérit.
GUE
Son œil ne guérit pas. || Guérir , se dit lig., soitcomme verbe actif, soit comme verbe pronominal ouneutre, Des maux du cœur, de l’esprit ou de l’imagi-nation , tels que les afflictions, les passions, les vices,les travers, etc. Il est dijficile de guérir un esprit simalade. Il est guéri de son ambition. On ne guéritpoint de la peur. j| Guéri , ie. participe.
GUÉRISON, s. f. Recouvrement de la santé. Gué-rison entière, parfaite, imparfaite, prompte. j| Il sedît Des maux, des maladies, qui guérissent naturel-lement ou avec le secours de l’art. La guérison de cessortes de maladies est lente.
GUÉRISSABLE, adj. des 2 genres. Qu’on peut gué-rir, qui n’est pas incurable.
GUÉRITE, s. f. Petite loge de bois ou de ma-çonnerie, petit réduit où une sentinelle se inet à cou-vert contre les injures du temps. || Prov. et lig.,Gagner la guérite , S'enfuir. || Guérite, Petits cabinetsouverts de tous côtés, qu’on fait quelquefois au hautdes maisons, pour y prendre l’air, et découvrir de loin.
GUERRE, s. f. Querelle, différend entre deuxprinces ou deux nations, qui se vide par la voie desarmes; Action d’un prince, d’un peuple qui en at-taque un a^ulre, ou qui résiste à une agression, à uneinvasion, etc. Guerre sanglante, juste, injuste, of-fensive , défensive. Le métier, les lois , le droit de laguerre. Machine , place, vaisseau de guerre. Décla-rer, entreprendre , soutenir, allumer la guerre, jj L’artmilitaire, la connaissance des moyens que l’on doitemployer pour faire la guerre avec avantage. Savoir,entendre bien la guerre. j| Guerre civile, guerre in-testine, Guerre qui s’allume entre les citoyens d’unmême État. Gucire étrangère, Guerre contre lesétrangers. || Guerres dê religion, Celles que les dis-sensions religieuses allument dans un pays. Guerresainte, se dit de La guerre qui s’est faite autrefoiscontre les infidèles pour reconquérir la terre sainte. ||Guerre à mort, Guerre dans laquelle on ne fait au-cun quartier. On dit de même, Guerre d’extermina-tion, guerre à outrance, jj Petite guerre, Celle quise fait par détachements ou par partis, dans le des-sein d’observer les démarches de l’eimemi, de l’in-commoder, de le harceler. Faire la petite guerre. Si-mulacre de guerre, dans lequel des corps d’une mêmearmée manœuvrent et feignent de combattre les unscontre les autres, en tirant seulement à poudre. ||Obtenir les honneurs de la guerre. Voyez Honneur.|| Fig. et poétiq., Foudre de guerre. Voyez Foudre.|| Faire bonne guerre, Garder dans la guerre toutel’humanité et toute rhonnèteté que les lois de la guerrepermettent. |] Fig., Faire bonne guerre à quelqu’un,En user honnêtement et sans supercherie dans la dis-cussion des intérêts qu’on a à démêler avec lui, quoi-qu’on le poursuive vivement. || Cela est de bonneguerre, Cela est conforme aux lois et aux usages dela guerre. On le dit lig. De toutes les actions de lavie civile où l’on prend ses avantages, sans blesseraucune des bienséances et des règles que riionnèteléprescrit. || Faire la guerre avec quelqu’un, Servir aveelui en temps de guerre dans les armées du même sou-verain , de la même nation, du même parti. || Nomde guerre, Nom que chaque soldat prenait autrefoisen s’enrôlant, tel que, la Tulipe, etc. Nom supposéque l’on prend pour 11’être pas connu. Sobriquet donnéà quelqu’un par plaisanterie. || Prov. etfig., La guerrenourrit la guerre, Ce qu’on prend sur les ennemissert à entretenir les armées. || Prov., Guerre et pitiéne s’accordent pas ensemble, Ordinairement, à laguerre, on a peu de pitié, et même il serait quel-