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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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faim , La faim la plus pressante. Il Mettre à la grosseaventure y ou elliptiquement, à la grosse, Mettre unesomme dargent sur quelque navire de commerce, auhasard de la perdre si le navire périt. Les négociantsdisent, Prêter à la grosse; et en des sens analogues,Contrat à la grosse, prêt à la grosse. [| Fig. et fam.,Jouèr gros jeu, Sengager dans une affaire lon ha-sarde beaucoup pour sa réputation, pour sa fortune,pour sa vie.||(>ROS, en parlant Des personnes, Riche,opulent. Un gros marchand. Un gros bourgeois. Fam.|| Gros , subst., La partie la plus grosse. Le gros del'arbre, La partie la plus grosse de larbre, le troncde larbre. [[ Le gi'os d'une armée, dune troupe, Laprincipale partie dune armée, dune troupe. Un grosde cavalerie, dinfanterie, etc., Une grande troupede cavalerie, dinfanterie, etc. | Le gros du monde,La plus grande partie du monde. |J T. de marine, Legros de leau, La pleine mer, au temps des syzygiesde la lune. | Gros, subst., Ce quil y a de principalet de plus considérable; il est opposé à Détail. Il estchargé du gros et du détail des affaires, fl II se dit,par opposition à Casuel, Du revenu fixe et certaindune cure; et, par opposition à Distribution ma-nuelle, Du revenu principal quun chanoine tire de saprébende. U Gros do Naples , gros de Tours. Nomsde certaines étoffes de soie que lon fait à Naples, àTours, et qui sont un peu plus fortes que le taffetasordinaire. || Gros, subst., Une des subdivisions delancienne livre poids de marc, valant lacent vingt-huitième partie de cette livre, ou la huitième partiedune once. Un gros dargent, de soie. j| Gros , adv.,Beaucoup. Gagner gros .\Au jeu, Coucher gros, Jouergros jeu. Fig. et fam., Risquer beaucoup. Avancerquelque chose dextraordinaire, dexcessif. Celte loc.a vieilli. || Prov. et fig., Il y a gros à parier que, Uy a de fortes raisons de croire que. fl En gros. Ioc.adv. qui se dit en parlant De marchandises quon vendou quon achète en pièces, en ballots, en futailles,etc. Marchand en gros, fl En parlant Des circonstan-ces principales dun événement, dun affaire, etc.Raconter une histoire en gros. Dire les choses en gros.jj Tout en gros. loc. adv. et pop. Seulement. Il nyavait que six personnes tout en gros.

GROS-BEC. s. m. t. dhist. nat. Genre doiseauxqui ont le bec court, gros et dur.

GROSEILLE, s. f. Petit fruit bon à manger, un peuacide, qui vient par grappes. Groseille rouge, blan-che. Gelée, sirop de groseille. j| Groseille à maque-reau, ou Groseille -verte, Fruit vert ou rougeâtre,plus gros que les groseilles ordinaires, qui vient surun arbuste épineux.

GROSEILLIER, s. m. Arbrisseau qui porte desgroseilles. || Groseillier noir. Voyez Cassis.

GROSSE, s. f. (lal. crassus, gros.) Douze douzainesde certaines marchandises. || Une grosse de soie, Douzedouzaines décheveaux de soie.

GROSSE, s. f. t. de calligraphie. Écriture en groscaractères, qui est principalement usitée commeexercice pour les commençants. || Grosse , t. de pra-tique, Lexpédition dune obligation, dun contrat,etc., ou dun jugement, dun arrêt, qui est délivréeen forme exécutoire par un notaire, par un greffier,et qui est ordinairement écrite en plus gros carac-tères que la minute. || Certaines écritures dont lesunes sont des copies et les autres des originaux. Pourles procès - verbaux, la grosse est la copie : pour lesrequêtes, elle est loriginal.

GROSSERIE. s. f. Nom générique des gros ou-vrages que font les taillandiers. || Le commerce en gros.

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GROSSESSE, s. f. Létat dune femme enceinte, etLa durée de cet état. Heureuse, dangereuse grossesse.Elle est à la fin de sa grossesse.

GROSSEUR, s. f. La circonférence, le volume dece qui est gros. La grosseur dune personne, dunarbre, dune boule. jj Tumeur. Il lui est venu unegrosseur à la gorge, etc.

GROSSIER, 1ERE. adj. Épais, qui nest pas délié,qui nest pas délicat. Vêtements, traits grossiers. Va-peurs grossières. || Il se dit Des aliments peu recher-chés, communs, de basse ou de mauvaise qualité.Nourriture grossière. || Les plaisirs grossiers , Lesplaisirs des sens, par opposition Aux plaisirs de lâme.On dit de même, Des désirs grossiers, etc. || Gros-sier , se dit Des ouvrages qui ne sont pas propre-ment et délicatement faits. Meubles grossiers. Sculp-ture, architecture grossière. On dit à peu près demême : Ebauche imparfaite et grossière. Imitationgrossière. Etc. |{ Grossier, fig., Rude, mal poli, peucivilisé. Peuple, siècle, esprit grossier. Mœurs gros-sières. || Malhonnête , incivil. Vous êtes bien grossier.Voilà une réponse fort grossière. Subst., fam. Vousêtes un grossier. || Discours, propos grossier, Dis-cours, propos contraire à la bienséance, à la pudeur.|| Grossier, se dit fig., au sens moral, De ce qui sup-pose beaucoup dignorance, de sottise, de déraisonou de maladresse. Erreur, faute grossière. Mensonge,artifice grossier. J| Ignorance grossière, Grande, pro-fonde ignorance. || Navoir de quelque chose quuneidée grossière, que des notions grossières, Nen avoirquune idée imparfaite, que des notions vagues etmal comprises. On dit dans un sens analogue, Nedonner qu'une idée grossière de quelque chose, etc.

GROSSIÈREMENT, adv. Dune manière grossière.Il parle, il répond, il fait tout grossièrement. |j Som-mairement , imparfaitement. Voilà grossièrement cequil a dit $ttr ce sujet.

GROSSIÈRETÉ, s. f. Caractère de ce qui est gros-sier, rude; manque de délicatesse. La grossièretédune étoffe. La grossièreté des traits donne un aircommun. || Fig., Rudesse qui vient du défaut de ci-vilisation. La grossièreté dun peuple barbare. Gros-sièreté de mœurs. || Impolitesse, défaut de civilité dansce quon dit ou ce quon fait. Il y a de la grossièretéà parler de la sorte. || Parole grossière, rude, mal-honnête. Il lui a dit des grossièretés. || Il se dit ausens moral De ce qui suppose beaucoup dignorance,de sottise, de déraison ou de maladresse. La grossiè-reté de cette faute, de cette bévue, de cette erreur,de ce mensonge.

GROSSIR, v. a. Rendre gros. Il a pris un habitqui lui grossit la taille. Les pluies ont grossi la rivière.Il Faire paraître gros. Lunette qui grossit les objets.^Fig., Exagérer. La renommée grossit tout. || Prov. etfig., La peur gj'ossit les objets, On sexagère ce quoncraint. |j Grossir sa voix, Lui donner plus de volumeet de gravité, faire la grosse voix. || Grossir, avecle pron. pers., dans ses divers sens. La foule se gros-sissait. La nouvelle sest grossie de mille détails ab-surdes. || Neutral., Devenir gros. Aller en grossissant.|| Prov. et fig., La pelote grossit, se grossit, Le nom-bre grossit; le trouble, la sédition, le péril augmente.On le dit De torts, de profits, dintérêts dargent quisaccumulent. || Grossi, ie. participe.

GROSSISSEMENT, s. m. Action de grossir, derendre ou de faire paraître gros; Le résultat de celteaction. Se dit Des objets vus avec des verres qui gros-sissent. Ces verres produisent un grossissement prodi-gieux.