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faim , La faim la plus pressante. Il Mettre à la grosseaventure y ou elliptiquement, à la grosse, Mettre unesomme d’argent sur quelque navire de commerce, auhasard de la perdre si le navire périt. Les négociantsdisent, Prêter à la grosse; et en des sens analogues,Contrat à la grosse, prêt à la grosse. [| Fig. et fam.,Jouèr gros jeu, S’engager dans une affaire où l’on ha-sarde beaucoup pour sa réputation, pour sa fortune,pour sa vie.||(>ROS, en parlant Des personnes, Riche,opulent. Un gros marchand. Un gros bourgeois. Fam.|| Gros , subst., La partie la plus grosse. Le gros del'arbre, La partie la plus grosse de l’arbre, le troncde l’arbre. [[ Le gi'os d'une armée, d’une troupe, Laprincipale partie d’une armée, d’une troupe. Un grosde cavalerie, d’infanterie, etc., Une grande troupede cavalerie, d’infanterie, etc. | Le gros du monde,La plus grande partie du monde. |J T. de marine, Legros de l’eau, La pleine mer, au temps des syzygiesde la lune. | Gros, subst., Ce qu’il y a de principalet de plus considérable; il est opposé à Détail. Il estchargé du gros et du détail des affaires, fl II se dit,par opposition à Casuel, Du revenu fixe et certaind’une cure; et, par opposition à Distribution ma-nuelle, Du revenu principal qu’un chanoine tire de saprébende. U Gros do Naples , gros de Tours. Nomsde certaines étoffes de soie que l’on fait à Naples, àTours, et qui sont un peu plus fortes que le taffetasordinaire. || Gros, subst., Une des subdivisions del’ancienne livre poids de marc, valant lacent vingt-huitième partie de cette livre, ou la huitième partied’une once. Un gros d’argent, de soie. j| Gros , adv.,Beaucoup. Gagner gros .\Au jeu, Coucher gros, Jouergros jeu. Fig. et fam., Risquer beaucoup. Avancerquelque chose d’extraordinaire, d’excessif. Celte loc.a vieilli. || Prov. et fig., Il y a gros à parier que, Uy a de fortes raisons de croire que. fl En gros. Ioc.adv. qui se dit en parlant De marchandises qu’on vendou qu’on achète en pièces, en ballots, en futailles,etc. Marchand en gros, fl En parlant Des circonstan-ces principales d’un événement, d’un affaire, etc.Raconter une histoire en gros. Dire les choses en gros.jj Tout en gros. loc. adv. et pop. Seulement. Il n’yavait que six personnes tout en gros.
GROS-BEC. s. m. t. d’hist. nat. Genre d’oiseauxqui ont le bec court, gros et dur.
GROSEILLE, s. f. Petit fruit bon à manger, un peuacide, qui vient par grappes. Groseille rouge, blan-che. Gelée, sirop de groseille. j| Groseille à maque-reau, ou Groseille -verte, Fruit vert ou rougeâtre,plus gros que les groseilles ordinaires, qui vient surun arbuste épineux.
GROSEILLIER, s. m. Arbrisseau qui porte desgroseilles. || Groseillier noir. Voyez Cassis.
GROSSE, s. f. (lal. crassus, gros.) Douze douzainesde certaines marchandises. || Une grosse de soie, Douzedouzaines d’écheveaux de soie.
GROSSE, s. f. t. de calligraphie. Écriture en groscaractères, qui est principalement usitée commeexercice pour les commençants. || Grosse , t. de pra-tique, L’expédition d’une obligation, d’un contrat,etc., ou d’un jugement, d’un arrêt, qui est délivréeen forme exécutoire par un notaire, par un greffier,et qui est ordinairement écrite en plus gros carac-tères que la minute. || Certaines écritures dont lesunes sont des copies et les autres des originaux. Pourles procès - verbaux, la grosse est la copie : pour lesrequêtes, elle est l’original.
GROSSERIE. s. f. Nom générique des gros ou-vrages que font les taillandiers. || Le commerce en gros.
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GROSSESSE, s. f. L’état d’une femme enceinte, etLa durée de cet état. Heureuse, dangereuse grossesse.Elle est à la fin de sa grossesse.
GROSSEUR, s. f. La circonférence, le volume dece qui est gros. La grosseur d’une personne, d’unarbre, d’une boule. jj Tumeur. Il lui est venu unegrosseur à la gorge, etc.
GROSSIER, 1ERE. adj. Épais, qui n’est pas délié,qui n’est pas délicat. Vêtements, traits grossiers. Va-peurs grossières. || Il se dit Des aliments peu recher-chés, communs, de basse ou de mauvaise qualité.Nourriture grossière. || Les plaisirs grossiers , Lesplaisirs des sens, par opposition Aux plaisirs de l’âme.On dit de même, Des désirs grossiers, etc. || Gros-sier , se dit Des ouvrages qui ne sont pas propre-ment et délicatement faits. Meubles grossiers. Sculp-ture, architecture grossière. On dit à peu près demême : Ebauche imparfaite et grossière. Imitationgrossière. Etc. |{ Grossier, fig., Rude, mal poli, peucivilisé. Peuple, siècle, esprit grossier. Mœurs gros-sières. || Malhonnête , incivil. Vous êtes bien grossier.Voilà une réponse fort grossière. Subst., fam. Vousêtes un grossier. || Discours, propos grossier, Dis-cours, propos contraire à la bienséance, à la pudeur.|| Grossier, se dit fig., au sens moral, De ce qui sup-pose beaucoup d’ignorance, de sottise, de déraisonou de maladresse. Erreur, faute grossière. Mensonge,artifice grossier. J| Ignorance grossière, Grande, pro-fonde ignorance. || N’avoir de quelque chose qu’uneidée grossière, que des notions grossières, N’en avoirqu’une idée imparfaite, que des notions vagues etmal comprises. On dit dans un sens analogue, Nedonner qu'une idée grossière de quelque chose, etc.
GROSSIÈREMENT, adv. D’une manière grossière.Il parle, il répond, il fait tout grossièrement. |j Som-mairement , imparfaitement. Voilà grossièrement cequ’il a dit $ttr ce sujet.
GROSSIÈRETÉ, s. f. Caractère de ce qui est gros-sier, rude; manque de délicatesse. La grossièretéd’une étoffe. La grossièreté des traits donne un aircommun. || Fig., Rudesse qui vient du défaut de ci-vilisation. La grossièreté d’un peuple barbare. Gros-sièreté de mœurs. || Impolitesse, défaut de civilité dansce qu’on dit ou ce qu’on fait. Il y a de la grossièretéà parler de la sorte. || Parole grossière, rude, mal-honnête. Il lui a dit des grossièretés. || Il se dit ausens moral De ce qui suppose beaucoup d’ignorance,de sottise, de déraison ou de maladresse. La grossiè-reté de cette faute, de cette bévue, de cette erreur,de ce mensonge.
GROSSIR, v. a. Rendre gros. Il a pris un habitqui lui grossit la taille. Les pluies ont grossi la rivière.Il Faire paraître gros. Lunette qui grossit les objets.^Fig., Exagérer. La renommée grossit tout. || Prov. etfig., La peur gj'ossit les objets, On s’exagère ce qu’oncraint. |j Grossir sa voix, Lui donner plus de volumeet de gravité, faire la grosse voix. || Grossir, avecle pron. pers., dans ses divers sens. La foule se gros-sissait. La nouvelle s’est grossie de mille détails ab-surdes. || Neutral., Devenir gros. Aller en grossissant.|| Prov. et fig., La pelote grossit, se grossit, Le nom-bre grossit; le trouble, la sédition, le péril augmente.On le dit De torts, de profits, d’intérêts d’argent quis’accumulent. || Grossi, ie. participe.
GROSSISSEMENT, s. m. Action de grossir, derendre ou de faire paraître gros; Le résultat de celteaction. Se dit Des objets vus avec des verres qui gros-sissent. Ces verres produisent un grossissement prodi-gieux.