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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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Ci K À

femme qui s’entend à gouverner les enfants, les ma-lades; De la manière d’élever, de soigner toutes sor-tes d’animaux. Cette femme gouverne bien ma basse-cour. || Gouverner, en grammaire, Régir. Ce verbegouverne l’accusatif. || Gouverner , avec le pronompers., se dit D’un État démocratique, d’un gouver-nement où le pouvoir est exercé par le peuple. Ilsrésolurent de se gouverner eux-memes, et de se con-stituer en république. || Tenir une conduite bonne oumauvaise dans sa vie, dans ses mœurs, dans ses affai-res. Il s’est toujours gouverné sagement. Il s'est malgouverné dans cette affaire. || Gouverne, Ée. par-ticipe.

GOUVERNEUR, s. m. Celui qui commande enchef dans une province, dans une place forte, dansune maison royale. Le gouverneur de la province,de la citadelle. |]Le gouverneur de la banque ae France,Le directeur en chef de cet établissement. || Gouver-neur, Celui qui est commis pour avoir soin de l’édu-cation et de l’instruction d’un jeune seiguenr, d’unjeune prince.

GOYAVE, s. f. Fruit du goyavier.

GOYAVIER, s. m. t. de botan. Grand arbre d’A-mérique et des Indes orientales, appelé aussi Poirierdes Indes , qui porte un fruit long ou ovale, à peuprès gros comme une pomme de reinette.

GRABAT, s. m. ( grec crabatos, lit.) Méchant lit,tel que ceux des pauvres gens. || Prov., Etre sur legrabat, Être malade au lit.

GRABATAIRE, s. des a genres. Il se dit, dansl’hist. ecclésiastique, de Ceux qui différaient jusqu’àla mort à recevoir le baptême. || Grabataire, adj., sedit D’une personne habituellement malade ou alitée.Fam.

GRABUGE, s. m. Querelle, différend, noise.Fam.

GRÂCE, s. f. (lat. gratia, grâce.) Faveur qu’onfait à quelqu’un sans y être obligé. Accordez-moicette grâce. Solliciter, obtenir, répandre, distribuerdes grâces. j| Prov. et fig., Cela lui vient de la grâcede Dieu, lui vient de Dieu grâce, se dit De tout cequi arrive d’avantageux à quelqu’un sans qu’il y aitcontribué par ses soins ou par son travail. || Par lagrâce de Dieu, Formule que des princes souverainsont coutume de mettre devant leurs titres. || Grâceexpectative, se dit Des provisions que la cour de Romedonne par avance du bénéûcé d’un homme vivant. |Coup de grâce, Le dernier coup que l’exécuteur don-nait sur l’estomac à un homme roué vif, afin de ter-miner ses souffrances. Fig., Ce qui achève de perdre,de ruiner quelqu’un. Cet événement fut son coup degrâce. \\Trouver grâce aux yeux de quelqu’un, devantles yeux de quelqu’un, devant quelqu’un, Lui plaire,gagner sa bienveillance. Cela se dit D’une personneextrêmement inférieure à l’égard d’une autre. || Êtreen grâce auprès du prince ou de quelque personneouïssante, Y être en considération, en faveur. Ondit dans le même sens, Rentrer en grâce, être remisen grâce. || Bonnes grâces, au plur., La faveur oula bienveillance, l’amitié qu’une personne accorde àune autre. Il est dans les bonnes grâces du roi.Être dans les bonnes grâces d’une femme, avoir sesbonnes grâces, En être aimé. || Grâce , Pardon, in-dulgence. Cette action ne mérite aucune grâce. Pointde grâce au menteur. Elliptiquement, Grâce ! grâce !|| Pardon que le prince accorde de son autorité sou-veraine à un criminel, en lui remettant la peine queméritait son crime. Il a obtenu sa grâce. || Lettres degrâce, ou simplement, Grâce , Lettres par lesquelles

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le souverain accorde la grâce d’un criminel. Entéri-ner des lettres de grâce. Signer une grâce || Fairegrâce à quelqu’un, Lui accorder, lui remettre ce qu'ilne pouvait pas demander avec justice. Ironiq. et fam. :Vous me faites là une belle grâce. Etc. || Faire grâceà quelqu’un d’une chose, Ne pas l’exiger de lui, ouLa lui épargner. || Grâce, t. de théol. et de dévo-tion , L’aide et le secours que Dieu donne aux hom-mes pour faire leur salut. Grâce prévenante, suffi-sante, efficace, actuelle, habituelle. Coopérer, man-quer à la grâce. Conserver la grâce.\An de grâce ,se dit de Chacune des années de l’ère chrétienne.Calendrier pour l’an de grâce i836. Hors de cettephrase, il ne se dit qu’en plaisantant. || Grâce, Re-mercîment, témoignage de reconnaissance. Il s’emploieavec le verbe Rendre. Je vous rends grâce, je vousrends mille grâces. Chanter un Te Deum en actionde grâces. || Elliptiq., Grâce à Dieu, grâce au ciel ,etc., se dit Pour marquer que c’est de la bonté deDieu qu’on tient la chose dont il s’agit. Il se portemieux, grâce à Dieu. On dit en des sens analogues :Grâce à vous. Grâce à vos soins. Etc. Ironiquement :Grâce à votre étourderie. Grâce à leur négligence.Etc. || Grâces, au plur., Prière que l’on fait à Dieuaprès le repas, pour le remercier de ses biens. Ditesvos grâces. || Grâce , Un certain agrément dans lespersonnes et dans les choses. Cette femme a des grâ-ces. Danser, marcher, se présenter de bonne grâce,de mauvaise grâce. Un geste, un sourire plein degrâce. La grâce et la légèreté du cerf. Parler, s’ex-primer avec grâce. J| Cette expression a de la grâce,Elle donne de l’agrémeut, du charme à la phrase oùelle est placée. ^N’avoir pas bonne grâce, avoir mau-vaise grâce dé faire telle ou telle chose, se dit en par-lant De ce qu’une personne fait contre la raison oucontre la bienséance. Ironiquement, Vraiment, vousavez bonne grâce de prétendre que... j| De bonnegrâce, de mauvaise grâce, De bonne volonté, sansrépugnance; de mauvaise volonté, avec répugnance.|| Grâces, au plur., en mythologie, Trois déesses quiétaient les compagnes de Vénus, et dont le pouvoirs’étendait à tout ce qui fait l’agrément, le charme dela vie. || Fig., Sacrifier aux Grâces, Acquérir ou met-tre de la grâce dans ses manières, dans ses discours,dans son style. || Fig. et poétiq., Les Grâces prési-dèrent à sa naissance, les Grâces ont pris soin de laformer, etc., se dit D’une femme qui a beaucoup degrâces naturelles. On dit, en des sens analogues : LesGrâces accompagnent ses pas. Les écrits de cet au-teur semblent dictés par les Grâces. Etc. |j Grâce ,Titre d’honneur que l’on donne aux ducs, en Angle-terre. Sa Grâce le duc de... || De grâce, loc. adv.Par grâce, par pure bonté. Modérez-vous, de grâce.

GRACIABLE. adj. des 1 genres, t. de jurispr. Quiest rémissible, digne de pardon. Fait, cas graciable.

GRACIER, v. a. t. de jurispr. Faire grâce à uncriminel, lui remettre sa peine. On l’emploie surtoutau passif. Il a été gracié. |j Gracié, ée. participe.

GRACIEUSEMENT, adv. D’une manière gracieuse.

GRACIEUSER. v. a. Faire des démonstrationsd’amitié ou de bienveillance à quelqu'un. Fam. ||Gracieusé, ée. participe.

GRACIEUSETÉ, s. f. Honnêteté, civilité. || Grati-fication, ce que l’on donne à quelqu’un au delà dece qu’on lui doit, par-dessus ce qu’on lui doit. Fam.dans les deux sens.

GRACIEUX, EUSE. adj. Agréable, qui a beau-coup de grâce et d’agrément. Il se dit au propre et