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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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FUGUE, s. f. (la X.fuga, fuite.)Morceau de mu-sique , ou passage dun morceau de musique, danslequel différentes parties se suivent, se succèdent, enrépétant le même sujet daprès des règles établies. j|Fig. et fam. , Faire une fugue, Senfuir, prendre lafuite.

FUIE. s. f. Petit colombier.

FUIR. v. n. (lat .fugere, fuir.) (Je fuis, tu fuis, ilfuit; nous fuyons, 'vous fuyez, ils fuient. Je fuyais.Je fuis. Jai fui. Je fuirai. Je fuirais. Fuis, qu'il fuie.Que je fuisse. Fuyant.) Séloigner avec vitesse, par unmotif de crainte. Fuis, sors d'ici. Fuir de son pays,hors de son pays. || Fig., Différer, éluder, empêcherquune chose ne se termine. Je ne puis terminer aveccet homme, il fuit toujours. || Fuir, se dit, par ana-logie, Des choses qui courent ou se meuvent avecquelque rapidité, qui séloignent ou semblent séloi-gner. Ce sens est employé surtout en poésie et dansle style soutenu. Un ruisseau qui fuit dans la prairie.Le rivage semblait fuir loin de nous. |] Fig. L hiver afui. Hâtons-nous, le temps fuit. || Fam., Cela ne peut,ne saurait lui fuir, Cela doit lui échoir, lui arriverinfailliblement. || FurR, se dit, en peint., Des partiesdun tableau qui paraissent senfoncer et séloignerde la vue du spectateur. Cette partie ne fuit pas assez.|| Fuir, se dit Dun vase, dun pot, dun tonneau,etc., qui a quelque fêlure, quelque fente par leliquide sen va. || Fuir, v. a., tant au propre quaufig., Séloigner de quelquun ou de quelque chose,léviter, par crainte, par aversion, etc. Fuir l'ennemi,un pestiféré, son pays, le danger, le vice, les mau-vaises compagnies. Avec le pron. pers. ils se fuyaientl'un l'autre. || Fig., Se fuir soi-même, Chercher à évi-ter les remords, lennui, etc. || Fui, ie. participe.

FUITE, s. f. Action de fuir. Fuite honteuse. Pren-dre la jidte. Mettre en fuite. || Fig., Laction par la-quelle on se relire, on séloigne d'une chose dange-reuse, ou qui peut déplaire. La fuite du vice. ][Fig.,Délai, échappatoire, retardement artificieux. Toutesce procédures ne sont que des fuites. |] Fuite, se dit,figur. et poétiq., De choses qui passent, qui séloi-gnent, qui sécoulent avec quelque rapidité. La fuitedes années.

FULGURATION, s. f. (lat .fulgur, éclair.) t. dechimie, synonyme d 'Éclair, dans la coupellation delor et de largent.

FULIGINEUX, EUSE. adj. (Iat .fuligo, suie.) t.didactique. Qui ressemble à de la suie, qui est cou-leur de suie. On le dit De certaines vapeurs grossiè-res chargées dune espèce de crasse ou de suie; etDes lèvres, de la langue, des dents, lorsquelles sontdevenues brunâtres par leffet de quelque maladie.Vapeurs fuligineuses. Flamme, langue fuligineuse.

FULMINANT, ANTE. adj. (Iat .fulminare, fou-droyer.) Qui lance la foudre, qui est armé delà fou-dre. {] Il se dit, en t. de chimie, de certaines compo-sitions ou préparations qui détonnent ou éclatent avecbruit lorsquon les chauffe légèrement ou quonles soumet à une pression plus ou moins vive. Or,argent fulminant. Poudre fulminante. || Fulminant,fig., Qui éclate en menaces, qui se livre à de grandsemportements de colère. C'est un homme qui se meten colère pour la moindre chose, il est toujours ful-minant. || Il se dit de tout ce qui exprime ou dénoteUne violente colère. Regard, écrit fulminant.

FULMINATION, s. f. t. de chimie. Détonationsubite, explosion dune matière fulminante. || Fulmi-nation, t. de droit canon, Laction par laquelle onpublie quelque chose avec certaines formalités. La

FUM

fulmination des bulles, d'une sentence ecclésiastique,d'un monitoire.

FULMINER, v. n. t. de chimie. U se dit Des ma-tières fulminantes lorsquelles font explosion. Cettepoudre fulmine au moindre choc. || Fulminer , figur.,Semporter, invectiver contre quelquun avec mena-ces. Il fulmine étrangement contre uo«j.||Fulminer ,v. a., en t. de droit canon, Publier quelque acte aveccertaines formalités. Fulminer des bulles, une sen-tence d'excommunication. || Fulminé, ée. participe.

ÏUMAGE. s. m. ( lat. fumus, fumée.) Opérationpar laquelle on donne une fausse couleur dor à lar-gent filé , en lexposant à la fumée de certaines com-positions.

FUMANT, ANTE. adj. Qui fume, qui jette de lafumée ou quelque autre vapeur. Tison fumant. Desviandes fumantes. || Fumant de sang, Plein, couvertdun sang qui fume encore. Une épée fumante de sang.Dans un sens analogue. Fumant de carnage.

FUMÉ. s. m. t. de graveur en caractères. Épreuvedun poinçon; empreinte que lon fait sur une carteavec le poinçon dune lettre noirci à la flamme dunechandelle, d'une bougie, pour voir sil est bien gravé.

FUMÉE, s. f. Vapeur plus ou moins épaisse quisort des choses brûlées, ou extrêmement échaufféesar le feu. Fumée épaisse, noire, puante. Des tour-illons de fumée. 1m fumée d'un volcan, du foyerDissiper, chasser la fumée. Un ragoût qui sent lafumée. La fumée des flambeaux, dune pipe.\\ Noir defumée, Suie très-noire et légère que donne la poix-résine, et que lon recueille pour lemployer dans lesarts. j| Prov. et fig., Il n'y a point de fumée sans feu,En général il ne court point de bruit quil nait quebque fondement. || Prov. et fig., Il ny a point de feusans fumée, Quelque soin quon prenne pour cacherune passion vive, on ne peut sempêcher de la lais-ser paraître. || Fig., S'en aller en fumée, se dit Deschoses qui ne produisent point leffet attendu oudésiré. || Fig. et fam, Il vend de la fumée, c'est unvendeur de fumée, se dit De celui qui na quun créditapparent, dont il fait parade pour en tirer quelqueutilité, quelque avantage. ||Fumée, Vapeur qui sexhaledes viandes chaudes. || Prov. et popul., Manger sonpain à la fumée du rôt, Être témoin, spectateur dundivertissement, dun plaisir auquel on ne peut avoirpart. || Fumée , se dit, fig., dans le style soutenu, Deschoses vaines, frivoles, périssables, ou que lon re-garde comme telles. Cette fumée qu'on nomme la gloire.|| Se repaître, s'enivrer de fumée, Se repaître de vai-nes espérances, ou de vains honneurs, dune vainegloire, etc. || Fumées, au plur., Les vapeurs qui mon-tent de lestomac ou des entrailles au cerveau. Lesfumées du vin montent au cerveau. || Fig., Les fuméesde Jorgueil, de l'ambition, etc., Les mouvementsdorgueil, les désirs ambitieux, etc. || Fumées, aupluriel, terme que les chasseurs emploient pour dé-signer La fiente des cerfs et des autres bêtes fauves.Les fumées de la bête.

FUMER, v. n. Jeter de la fumée. Ce bois n est passec, il fume beaucoup. || Cette chambre fume, cettecheminée fume, se dit Lorsque la fumée, au lieu desortir par le tuyau de la cheminée, se rabat et entredans la chambre. Impers., Il fume dans cette cham-bre. || Poétiq., Faire fumer les autels, Y brûler delencens, y offrir des sacrifices à la divinité. Il ne sedit guère quen parlant Du culte païen. || Fumer , sedit Des vapeurs que la chaleur fait exhaler dun corpshumide. Au printemps on voit les marécages fumer,les prés fumer. Ce cheval s'est échauffé, il fume. On