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FUGUE, s. f. (la X.fuga, fuite.)Morceau de mu-sique , ou passage d’un morceau de musique, danslequel différentes parties se suivent, se succèdent, enrépétant le même sujet d’après des règles établies. j|Fig. et fam. , Faire une fugue, S’enfuir, prendre lafuite.
FUIE. s. f. Petit colombier.
FUIR. v. n. (lat .fugere, fuir.) (Je fuis, tu fuis, ilfuit; nous fuyons, 'vous fuyez, ils fuient. Je fuyais.Je fuis. J’ai fui. Je fuirai. Je fuirais. Fuis, qu'il fuie.Que je fuisse. Fuyant.) S’éloigner avec vitesse, par unmotif de crainte. Fuis, sors d'ici. Fuir de son pays,hors de son pays. || Fig., Différer, éluder, empêcherqu’une chose ne se termine. Je ne puis terminer aveccet homme, il fuit toujours. || Fuir, se dit, par ana-logie, Des choses qui courent ou se meuvent avecquelque rapidité, qui s’éloignent ou semblent s’éloi-gner. Ce sens est employé surtout en poésie et dansle style soutenu. Un ruisseau qui fuit dans la prairie.Le rivage semblait fuir loin de nous. |] Fig. L hiver afui. Hâtons-nous, le temps fuit. || Fam., Cela ne peut,ne saurait lui fuir, Cela doit lui échoir, lui arriverinfailliblement. || FurR, se dit, en peint., Des partiesd’un tableau qui paraissent s’enfoncer et s’éloignerde la vue du spectateur. Cette partie ne fuit pas assez.|| Fuir, se dit D’un vase, d’un pot, d’un tonneau,etc., qui a quelque fêlure, quelque fente par où leliquide s’en va. || Fuir, v. a., tant au propre qu’aufig., S’éloigner de quelqu’un ou de quelque chose,l’éviter, par crainte, par aversion, etc. Fuir l'ennemi,un pestiféré, son pays, le danger, le vice, les mau-vaises compagnies. Avec le pron. pers. ils se fuyaientl'un l'autre. || Fig., Se fuir soi-même, Chercher à évi-ter les remords, l’ennui, etc. || Fui, ie. participe.
FUITE, s. f. Action de fuir. Fuite honteuse. Pren-dre la jidte. Mettre en fuite. || Fig., L’action par la-quelle on se relire, on s’éloigne d'une chose dange-reuse, ou qui peut déplaire. La fuite du vice. ][Fig.,Délai, échappatoire, retardement artificieux. Toutesce procédures ne sont que des fuites. |] Fuite, se dit,figur. et poétiq., De choses qui passent, qui s’éloi-gnent, qui s’écoulent avec quelque rapidité. La fuitedes années.
FULGURATION, s. f. (lat .fulgur, éclair.) t. dechimie, synonyme d 'Éclair, dans la coupellation del’or et de l’argent.
FULIGINEUX, EUSE. adj. (Iat .fuligo, suie.) t.didactique. Qui ressemble à de la suie, qui est cou-leur de suie. On le dit De certaines vapeurs grossiè-res chargées d’une espèce de crasse ou de suie; etDes lèvres, de la langue, des dents, lorsquelles sontdevenues brunâtres par l’effet de quelque maladie.Vapeurs fuligineuses. Flamme, langue fuligineuse.
FULMINANT, ANTE. adj. (Iat .fulminare, fou-droyer.) Qui lance la foudre, qui est armé delà fou-dre. {] Il se dit, en t. de chimie, de certaines compo-sitions ou préparations qui détonnent ou éclatent avecbruit lorsqu’on les chauffe légèrement ou qu’onles soumet à une pression plus ou moins vive. Or,argent fulminant. Poudre fulminante. || Fulminant,fig., Qui éclate en menaces, qui se livre à de grandsemportements de colère. C'est un homme qui se meten colère pour la moindre chose, il est toujours ful-minant. || Il se dit de tout ce qui exprime ou dénoteUne violente colère. Regard, écrit fulminant.
FULMINATION, s. f. t. de chimie. Détonationsubite, explosion d’une matière fulminante. || Fulmi-nation, t. de droit canon, L’action par laquelle onpublie quelque chose avec certaines formalités. La
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fulmination des bulles, d'une sentence ecclésiastique,d'un monitoire.
FULMINER, v. n. t. de chimie. U se dit Des ma-tières fulminantes lorsqu’elles font explosion. Cettepoudre fulmine au moindre choc. || Fulminer , figur.,S’emporter, invectiver contre quelqu’un avec mena-ces. Il fulmine étrangement contre uo«j.||Fulminer ,v. a., en t. de droit canon, Publier quelque acte aveccertaines formalités. Fulminer des bulles, une sen-tence d'excommunication. || Fulminé, ée. participe.
Ï’UMAGE. s. m. ( lat. fumus, fumée.) Opérationpar laquelle on donne une fausse couleur d’or à l’ar-gent filé , en l’exposant à la fumée de certaines com-positions.
FUMANT, ANTE. adj. Qui fume, qui jette de lafumée ou quelque autre vapeur. Tison fumant. Desviandes fumantes. || Fumant de sang, Plein, couvertd’un sang qui fume encore. Une épée fumante de sang.Dans un sens analogue. Fumant de carnage.
FUMÉ. s. m. t. de graveur en caractères. Épreuved’un poinçon; empreinte que l’on fait sur une carteavec le poinçon d’une lettre noirci à la flamme d’unechandelle, d'une bougie, pour voir s’il est bien gravé.
FUMÉE, s. f. Vapeur plus ou moins épaisse quisort des choses brûlées, ou extrêmement échaufféesar le feu. Fumée épaisse, noire, puante. Des tour-illons de fumée. 1m fumée d'un volcan, du foyer „Dissiper, chasser la fumée. Un ragoût qui sent lafumée. La fumée des flambeaux, d’une pipe.\\ Noir defumée, Suie très-noire et légère que donne la poix-résine, et que l’on recueille pour l’employer dans lesarts. j| Prov. et fig., Il n'y a point de fumée sans feu,En général il ne court point de bruit qu’il n’ait quebque fondement. || Prov. et fig., Il ny a point de feusans fumée, Quelque soin qu’on prenne pour cacherune passion vive, on ne peut s’empêcher de la lais-ser paraître. || Fig., S'en aller en fumée, se dit Deschoses qui ne produisent point l’effet attendu oudésiré. || Fig. et fam, Il vend de la fumée, c'est unvendeur de fumée, se dit De celui qui n’a qu’un créditapparent, dont il fait parade pour en tirer quelqueutilité, quelque avantage. ||Fumée, Vapeur qui s’exhaledes viandes chaudes. || Prov. et popul., Manger sonpain à la fumée du rôt, Être témoin, spectateur d’undivertissement, d’un plaisir auquel on ne peut avoirpart. || Fumée , se dit, fig., dans le style soutenu, Deschoses vaines, frivoles, périssables, ou que l’on re-garde comme telles. Cette fumée qu'on nomme la gloire.|| Se repaître, s'enivrer de fumée, Se repaître de vai-nes espérances, ou de vains honneurs, d’une vainegloire, etc. || Fumées, au plur., Les vapeurs qui mon-tent de l’estomac ou des entrailles au cerveau. Lesfumées du vin montent au cerveau. || Fig., Les fuméesde Jorgueil, de l'ambition, etc., Les mouvementsd’orgueil, les désirs ambitieux, etc. || Fumées, aupluriel, terme que les chasseurs emploient pour dé-signer La fiente des cerfs et des autres bêtes fauves.Les fumées de la bête.
FUMER, v. n. Jeter de la fumée. Ce bois n est passec, il fume beaucoup. || Cette chambre fume, cettecheminée fume, se dit Lorsque la fumée, au lieu desortir par le tuyau de la cheminée, se rabat et entredans la chambre. Impers., Il fume dans cette cham-bre. || Poétiq., Faire fumer les autels, Y brûler del’encens, y offrir des sacrifices à la divinité. Il ne sedit guère qu’en parlant Du culte païen. || Fumer , sedit Des vapeurs que la chaleur fait exhaler d’un corpshumide. Au printemps on voit les marécages fumer,les prés fumer. Ce cheval s'est échauffé, il fume. On