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serrant. Froncer le sourcil. Froncer les lèvres .fl Plis-ser, il se dit De certains plis menus et serrés quel’on fait à du linge, à des étoffes. Froncer des poi-gnets, une jupe. [] Avec le pron. pers., dans le premiersens. La peau de ce fruit commence à se J'roncer. |]Froncé , ék. | Robe froncée y Robe que portent lesdocteurs, et qui est extrêmement froncée au haut desmanches.
FRONCIS, s. m. Les plis que l’on fait à une robe,à une chemise, etc., en les fronçant.
FRONDE, s. f. (Xzl.funda, fronde.) Instrument,fait de corde ou de cuir, avec lequel on lance despierres, et même des balles.||F ronde, t. de chirurg.,Bandage à quatre chefs, qui ressemble par sa formeà une fronde, |] Fronde, Nom du parti qui prit lesarmes contre la cour, sous la minorité de Louis XIV.La guerre de la Fronde.
FRONDER, v. a. Jeter, lancer avec une fronde.Fronder des pierres. |j Absol. De petits garçons quis’amusent à fronder . |J II se dit, par extens., De toutce qu’on jette avec violence. Il lui fronda une assietteà la tête. || Fronder, tig., Blâmer, condamner, criti-quer. Fronder le gouvernement, le ministère, les tra-vers, les ridicules. | Absol., Parler contre le gouver-nement, ou, en général, Montrer une humeur morose,chagrine, désapprouver, blâmer tout. C’est un hommequi passe sa vie à fronder. [| Frondé, ée. parti-cipe.
FRONDEUR, s. m. Celui qui lance des pierres,des balles, avec une fronde. || Fig., Celui qui parlecontre le gouvernement, ou Celui qui montre unehumeur morose, chagrine, qui désapprouve, quiblâme tout. C’est un frondeur éternel. || Celui quicontredit, qui critique, qui blâme. Cet ouvrage a eupresque autant de frondeurs que d’approbateurs.
FRONT, s. m. (lat. frons, front.) La partie du vi-sage qui est comprise entre la racine des cheveux etles sourcils. Front large, élevé, ouvert, découvert,majestueux. | Fig., N’avoir point de front, N’avoir nihonte ni pudeur. |( Front, par extens., Tout le visage.Un front serein, sévère. La jeunesse au front riant.Dérider son front. H La tête, surtout en poésie et dansle style élevé. Courber,- humilier son front. Lever,relever le front. Il ne s’emploie guère que dans cessortes de phrases, pour exprimer rhuinilialion, ra-baissement, la servitude, ou la fierté, la révolte, etc.| Front, Le devant de la tête de quelques animaux.Le front d’un cheval, d’un bœuf, etc. JJ Front, fig.,Trop grande hardiesse, impudence. Aura-t-il le frontde soutenir ce qu’il a dit? C’est avoir bien du front.|| Fig., Un front d’airain, Une extrême impudence.|| Front, fig., L’étendue que présente la face d’unearmée, d’une troupe, d’un bâtiment. L’armée éten-dit son front. Le front d’un bâtiment, d'un bastion. ||Passer sur le front d’une troupe, Passer devant lefront d’une troupe rangée en bataille. || Faire front ,se dit D’une troupe qui était par le flanc, et dontles hommes se tournent de manière à présenter lefront. Par ellipse, en t. de commandement, Halte ,front. || Front de bandière, La ligne des étendardset des drapeaux à la tète des corps campés. |[ Front,poétiq., Cime, sommet. Ces rochers qui cachent leurfront dans les nues. || De front, Ioc. adv. Par devant.|| Fig., Heurter de front les préjugés, Les attaquersans ménagement. || De front, Côte à côte. Ils mar-chaient tous trois de front. [| Fig., Faire marcher,mener deux affaires, deux intrigues de front, S’oc-cuper de deux affaires, de deux intrigues en memetemps.
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FRONTAL, ALE. adj. t. d’anat. Qui a rapport ouqui appartient au front.
FRONTAL, s. m. t. de chirurg. Bandeau ou topi-que qu’on applique sur le front. || Frontal , instru-ment de torture, fait d’une corde à plusieurs nœuds,dont on serrait le front de la personne à laquelle onvoulait arracher quelque aveu.
FRONTE AU, s. m. Bandeau appliqué sur le front,En parlant Des Juifs, qui avaient coutume de porterdes bandeaux sur lesquels le nom de Dieu, ou quel-que passage de l’Écriture sainte, était écrit. |] Fron-teau, ou Frontal, en parlant Des chevaux, Cettepartie de la têtière qui passe au-dessus des yeux ducheval. Le morceau de drap noir dont on couvre lefront d’un cheval, quand on leiiharnache de deuil.
FRONTIÈRE, s. f. Les limites, les confins d’unpays, d’un État, en tant qu’ils le séparent d’un autrepays, d’un autre État. || Adj., Qui est limitrophe,qui est sur les limites d’un autre pays. Place fron-tière.
FRONTISPICE, s. m. ( lat. frons, face, aspîcere,voir. ) La face principale d’un grand bâtiment. Lefrontispice d’un temple. || Titre imprimé d’un livre,placé à la première page, et entouré ou accompagnéd’ornements ou de vignettes. || Gravure que l’on placeen regard du litre d’un livre, et dont le sujet est ana-logue au but et à l’esprit de'l’ouvrage.
FRONTON, s. m. Ornement d’architecture qui semet au haut de l’entrée d’un bâtiment, au-dessusdes portes, des croisées, etc. Fronton brisé, ouvert,orné de figures, de bas-reliefs. || T. de marine, Lapartie sculptée du couronnement d’un vaisseau, au-dessus de sa galerie. Plus ordin., Tableau.
FROTTAGE, s. m. ( lat. fricare, frotter.) Le tra-vail de celui qui frotte.
FROTTEMENT, s. m. Action de frotter, actionde deux choses qui se frottent.
FROTTER, v. a. Passer une chose sur une autre àplusieurs reprises , et en appuyant, en pressant.Frotter avec la main, avec les mains. Frotter la têtede quelqu'un. Se frotter les yeux. Frotter deux pier-res l’une contre l’autre. Avec le pron. pers. Se frotteravec la main. Se frotter l’un l'autre. || Eig. et fam„ Sefrotter à quelqu’un, Avoir commerce, communicationavec quelqu’un. S’attaquer à quelqu’un, le provoquer,le défier. On dit de même, Ne vous y frottez pas, jene vous conseille pas de vous y frotter, etc., lors-qu’on veut dissuader quelqu’un de faire une choseque l’on croit dangereuse pour lui. || Prov. et fig., Quis’y frotte, s'y pique, se dit en pariant D’un hommequi ne se laisse pas attaquer impunément.|| Frotter,Oindre, enduire, en frottant. On lui frotta le brasavec du baume. Avec le pron. pers. Les athlètes sefrottaient d’huile avant que de lutter. || Frotter avecde la cire ou avec quelque autre chose semblable.Frotter un appartement. Sans régime, il s’entend pres-que toujours Des parquets, des planchers. Ce domes-tique sait frotter. || Fig. et fam. , Battre, frapper,maltraiter. On l’a frotté d’importance. On dit demême, Frotter les oreilles à quelqu’un. || Frotter, v.n., se dit D’une chose qui passe, qui glisse sur uneautre ou contre une autre, en exerçant quelque pres-sion. Une des roues frottait contre la caisse ae lavoiture. || Frotté, ée. participe.
FROTTEUR, s. m» Celui qui frotte les planchers,les parquets.
FROTTOIR, s. m. Linge dont on se sert pour sefrotter la tète et le corps.|| Linge dont les barbiers seservent pour essuyer leur rasoir en faisant la barbe.