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a manger. Dans le sens contraire, Voilà de quoi frire,Voilà de quoi manger. || Fig. et pop., N'avoir plus dequoi frire, Être ruiné. Il ri y a rien à frire dans cetteaffaire, Il n’y a rien à gagner dans cette affaire. ||Frire, neut. Le beurre frit dans, la poêle . jj Frit,ite. participe. || Pop. et 6g., Cet homme est frit, IIest ruiné, perdu. Tout est frit, Tout a été mangé,dissipé, il ne reste plus rien.
FRISE, s. f. t. d’archit. Partie de l'entablementqui est entre l’architrave et la corniche. Frise plate,dorée, enrichie de sculptures. }j Par analogie, dansd’autres arts. Surface plate et continue formaut unbandeau. Dans la décoration, les frises sont peintesou sculptées ; dans la menuiserie, elles encadrent lesparquets et les panneaux; dans la serrurerie, ellesfont partie des grilles et des rampes d'escalier.
FRISE, s. f. Étoffe de laine à poil frisé. || Toilevenant de Frise en Hollande. || T. de guerre, Chevalde frise, Grosse pièce de bois longue de dix ou douzepieds, traversée en sens divers par des pieux pointuset ferrés aux extrémités, pour défendre une brèche,ou pour couvrir un bataillon contre la cavalerie.
FRISER, v. a. Crêper, anneler, boucler. Il se ditDes cheveux. Friser ses cheveux avec le fer, avec despapillotes; Du poil des étoffes. Friser de la ratine,du drap. || Friser quelqu'un, Lui fri&r les cheveux.Avec le pron. pers., Se friser. || Friser , fig. et fam.,Raser, effleurer, ne faire que toucher superficielle-ment. Le vent frisait Veau. La balle lui a frisé lamoustache.\\V\g. et fam., Il a frisé la corde, se disaitautrefois Pour faire entendre qu’un homme avait étébien près d’être condamné à être pendu, ou que c’étaitun fripon qui avait mérité la corde. || Fig. et fam., Ila frisé la corde, se dit aussi De quelqu’un qui a étébien près de perdre son procès, de succomber à unemaladie, ou en général de tomber dans quelque mal-heur. ||Fig. et fam., Friser la quarantaine, la cinquan-taine, etc., Être fort près dmteindre l’âge de qua-rante ans, de cinquante ans, etc. || Fig. et fam., Friserl'impertinent, le fat, etc., Faire des actions, tenir desdiscours qui sentent l’impertinence, la fatuité, etc. ||Friser , neutr., se dit Des cheveux, des poils qui secrêpent, qui se mettent en boucles. Ses cheveux fri-sent naturellement. Le poil de cet animal frise beau-coup. || Friser, t. d’impr., se dit Des caractères quidoublent, qui papillotent, c’est-à-dire, qui paraissentdoublement imprimés sur la feuille, par le défaut dela presse ou par quelque autre cause. Cette pressefrise considérablement. || Frisé, ée. participe. || Drapd’or ou d’argent frisé, Celui qui est crêpé et inégaldu côté qu’on appelle l’endroit. [| Chou frisé, Choudont la feuille est toute crêpée.
FRISOTTER, v. a. Friser souvent et par menuesboucles. Avec le pron. pers. Elle perd bien du tempsà se frisotter. Il se dit par plaisanterie ou par déni-grement. || Frisotté, ée. participe.
FRISQUETTE, s. f. t. d’impr. Châssis que les im-primeurs metteut sur la feuille blanche, afin d’empê-cher que les marges et tout ce qui doit demeurer blancne soient maculés. *
FRISSON, s. m. (grec pkrisso, frissonner.) Trem-blement causé par le froid qui précède la fièvre. Êtredans le frisson. Le frisson m'a pris. || Fig., .Saisisse-ment qui naît de la peur, de l’horreur, ou de quel-que autre émotion violente. Un frisson de terreur.J'en ai le frisson. || Il se dit D’émotions légères etmême agréables. Sentir un doux frisson, de douxfrissons.
FRISSONNEMENT, s. m. Léger tremblement
FRO
causé par les approches de la fièvre. f| l'ig., Frémis-sement soudain, trouble causé par quelque émotiontrès-vive. Quand je pense à cela, il me prend un fris-sonnement.
FRISSONNER, v. n. Avoir le frisson. || Il se dit,fig., Du frémissement soudain que cause une émotiontrès-vive. Frissonner de peur, d’horreur. Cette seuleidée me fait frissonner.
FRISURE, s. f. Façon de friser. || L’état de ce quiest frisé. Le vent a dérangé sa frisure. |i Cette sortede petits grains que l’on forme sur les étoffes de laine,sur les draps, sur les ratines, etc., en frisant lepoil.
FRITILLA1RE. s. f. t. de botan. Plante liliacée,dont la fleur, semblable par sa forme à celle de la tu-lipe, est parsemée de petits carreaux blancs et rougesimitant les cases d’un échiquier.
FRITTE, s. f. (grec phrygo, frire.) t. de verrerie.Mélauge de substances terreuses et de substances sa-lines, auquel on a fait éprouver un commencementde fusion pour eu former le verre. [| L’action de cuirece mélange.
FRITURE, s. f. L’action ou la manière de frire.Friture au beurre, à l'huile. j| Le beurre ou l’huilequi sert à frire, et qu’on garde ensuite pour le mêmeusage. Acheter de la friture. (| Par exlens., Le poissonfrit. Il ne mange point de friture .
FRIVOLE, adj, des a genres. ( lat. frivolus, fri-vole.) Vain et léger, qui n’a nulle importance, nullesolidité. Raison, prétexte, excuse, discours frivole. |jIl se dit Des personnes. Homme, esprit, tête frivole.j| Subst. masc., en parlant Des choses. Il donne dansle frivole.
FRIVOLITÉ, s. f. Caractère de ce qui est frivole.La frivolité d'un jeune homme. || Il se dit Des chosesfrivoles. Ce ne sont que des frivolités.
FROC. s. m. (On prononce le C.) La partie del’habit monacal qui couvre la tête et tombe sur l’es-tomac et sur les épaules. Tout l’habit. Mettre le froc.Il Prendre le froc, Se faire moine. Porter le froc,Être moine. || Quitter le froc, Sortir d’un monastèreavant d’èlre profès. || Fig. et fam., Jeter le froc auxorties, Renoncer à la profession monacale; et, parextens., Renoncer à l’état ecclésiastique. On le dit Detoute personne qui, par inconstance, renonce à quel-que profession que ce soit.
FROCARD. s. m. t. de mépris, Un moine. Fam.
FROID, s. m. ( lat. frigidus, froid.) Privation, ab-sence de chaleur; ou Sensation que fait éprouverl’absence, la perte, la diminution de la chaleur. Lefroid de Vair, de l'eau, etc. Transir, mourir, geler,trembler de froid. Poétiq., Le froid des ans, des an-nées, de la vieillesse. || Prov. et fig., Souffler le chaudet le froid, Louer et blâmer une même chose, parlerpour et contre une personne, être tour à tour d’aviscontraires, jj Fig. et fam., Cela ne lui fait ni froid nichaud, se dit D’un homme qui reste indifférent surune affaire. j[ Fig. et fam., Cela ne fait ni chaud nifroid, se dit De ce qui ne sert ni ne nuit à une affaire.|| Faire froid, battre froid, etc. Voyez Frotd, adjec-tif. || Froid, Le froid de l’air, l’état de la températurequand elle est froide ; on le met quelquefois au plur.Durant le froid de l’hiver. Les premiers froids sont lesplus sensibles. Froid cuisant, perçant, aigu. Froidhumide. Froid sec. Froid noir. Un beau froid. Souf-frir, supporter le froid. | Froid, fig. Un air sérieuxet composé, et qui ne marque nulle émotion. Cethomme est d’un froid qui glace tout le monde. |j Fig.et fam., Il y a du froid entre eux , se dit en parlant de