FAU
t. d’antiq. Entliousiaste qui, se croyant ou se disantinspiré, annouçail les choses futures.
FATUITÉ, s. m. ( lat. fatuitas, fatuité.) Imperti-nence, sottise qui lient à un excès de bonne opinionde soi-même, jj Discours, propos impertinent quequelqu’un tient à son avantage.
FAUBOURG, s. f. (lat. suburbium, faubourg.)La partie d’une ville qui est au delà de ses portes etde sou enceinte. || Abusivement, Les quartiers d’uneville qui n’étaient anciennement que des faubourgs.Le faubourg Saint-Germain, le faubourg Saint-An-toine, à Paris. || Prov. et fig., On y voit la ville et les^ faubourgs, se dit en parlant D’un lieu où il y a ungrand concours de inonde. On dit de même, Assem-bler la ville et les faubourgs.
FAUCHAGE, s. m. (lat. falcator, faucheur.) L’ac-tion de faucher, le travail du faucheur.
FAUCHAISON. s. f. Temps où l’on fauche lesprés.
FAUCHE, s. f. Le temps de faucher, ou Le produitdu fauchage.
FAUCHÉE, s. f. Ce qu’un faucheur peut couperde foin par jour, ou sans affiler sa faux.
FAUCHER, v. a. Couper avec la faux. Faucherl'avoine, l’orge, les foins, les prés, jj Prov. et fig.,La mort fauche tout, le temps fauche tout, La mortn’épargne personne, le temps détruit tout.||FAucHER,t. de manege, se dit, neutralem., D’un cheval quitraîne en demi-rond une des jambes de devant. Cellemanière de boiter parait plus au trot qu’au pas. ||Fauché , ée. participe.
FAUCHET. s. m. t. d’agricult, Rateau avec desdents de bois, qui sert aux faneurs à amasser l’herbefauchée et fanée, et aux batteurs en grange pour sé-parer la paille battue d’avec le blé.
FAUCHEUR, s. m. Ouvrier qui fauche, qui coupeles foins, les avoines. Voyez l’article suivant.
FAUCHEUX, s. m. t. d’hist. liât. Genre d’insectessemblables à l’araignée, qui ont le corps petit et lesjambes fort grandes. On dit aussi, Faucheur.
FAUCILLE, s. f. (lat. falcicula, faucille.) Instru-ment dont on se sert pour scier les blés, et qui con-siste en une lame d’acier courbée en demi-cercle, qui ade petites dents et qui est emmanchée dans une poi-guée de bois. Faire tomber les épis sous la faucille. |Prov. et tig., Mettre la faucille dans la moisson d’au-trui, Entreprendre sur le métier, sur les fonctionsd’autrui. || Prov. et par ironie, Cela est droit commeune faucille, se dit D’une chose qui est tortue, lors-qu’elle devrait être droite.
FAUC.ILLON. s. ni. t. d’agrieult. Instrument fait enforme de faucille, pour couper du menu bois, desbroussailles.
FAUCON, s. m. (lat. jalco, faucon.) Oiseau deproie dont la vue est extrêmement perçante, et quiest un des plus remarquables enlre les oiseaux deleurre. Faucon de passage. Tiercelet de faucon. Chas-ser avec le faucon. Porter un faucon sur le poing.Décoiffer, lancer le faucon.
FAUCONNEAU, s. m. Petite pièce d’artillerie.
FAUCONNERIE, s. f. Art de dresser et de gouverner les faucons et toutes sortes d’oiseaux de proie.|| La chasse avec l’oiseau de proie, la volerie haute etbasse. Terme de fauconnerie. Officier de la faucon-nerie. || Le lieu où sont nourris les oiseaux de proie.
FAUCONNIER, s. m. Celui qui dresse et gouverneles oiseaux de proie, et qui les fait voler. || Grandfauconnier, Oflicier qui a autorité sur tous les fau-conniers et officiers de la fauconnerie.
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FAUCONN1ËRE. s. f. Sac ou gibecière dont lesfauconniers se servent pour porter les menues hardesdont ils ont besoin.
FAUFILER, v. a. (lat .falsum fûum, faux fil.) Faireune fausse couture à longs points, en attendant qu’onen fasse une autre à demeure. On n’a fait que faufilercet habit pour l’essayer. || Fig. avec le pronom per-sonnel, Se lier d’amitié, d'intérêt, etc.; et plus ord.,S’insinuer avec adresse auprès de quelqu’un. Il s’estfaufilé avec un tel. C’est un homme qui sait se fau-filer partout. jj Faufilé, ée. participe.
FAULX. s. f. Voyez Faux, subst. fém.
FAUNE, s. m. Dieu champêtre, chez les Latins.
FAUNE, s. f. t. d’hist. nat. Ouvrage qui contientla description des animaux d’un pays.
FAUSSAIRE, s. m. (lat. falsus, faux.) Celui quiest coupable de faux. Particulièrement, Celui qui al-tère un acte, qui fait un faux acte ou une faussesignature.
FAUSSE ATTAQUE. Voyez Faux, adjectif. Voyezau même article toutes les expressions formées del’adj. Faux, fausse, et d’un nom subst., comme Fausseclef, Fausse couche, etc.
FAUSSEMENT, adv. Contre la vérité. Être accuséfaussement.
FAUSSER, v. a. Faire plier, faire courber un corpssolide, en sorte qu’il ne se redresse point. Fausserune lame. || Fausser une cuirasse, L’enfoncer sans lapercer tout à fait. || Fausser une serrure, En .gâter lesressorts par quelque effort. Fausser une clef, La for-cer en sorte qu’elle ne puisse plus ouvrir. || Fausser,Rendre faux, détruire la justesse de quelque chose.Cela lui a faussé la voix. La mauvaise direction don-née à ses études lui a faussé l’esprit. j| Fausser le sensde la loi , d’un texte, Donner une fausse interpréta-tion à la loi, à un texte. || Fausser, Enfreindre, vio-ler. En ce sens, on ne le dit guère que dans les phrasessuivantes : Fausser sa parole. Fausser son serment,sa promesse. || Fam., Fausser compagnie, Se déroberd’une compagnie, ou manquer à s’y trouver quandon l’a promis. || Fausser, s’emploie avec le pron. pers.,dans les deux premiers sens. Cette règle s’est faussée.Notre esprit se fausse aisément. || Il s’est dit, en t.de guerre, Des rangs qui ne forment plus une lignedroite. Redresser les rangs , quand ils viennent à sefausser, jj Faussé, ée. participe.
FAUSSET, s. m. Nom que les musiciens donnaientautrefois à la voix de tète, et qui s’emploie quelque-fois encore dans le langage ordinaire. Chanter enfausset. j| Fam., Avoir une voix de fausset, parlerd’un ton de fausset, se dit D’un homme fait qui parled’une voix grêle, jj Fausset, Petite brochette de boisservant à boucher le trou (pie l’on fait à un tonneaupour goûter le vin ou quelque autre liqueur qui estdedans. Tirer du vin au fausset.
FAUSSETÉ, s. f. Qualité d’une chose fausse, cequi rend une chose fausse. La fausseté des alléga-tions. C’est une fausseté manifeste. [| Chose fausse.Il m’a dit cenl faussetés. C’est une fausseté. Une in-signe fausseté. || Duplicité, hypocrisie, malignité ca-chée. Sa fausseté sera démasquée.
FAUTE, s. f. ( lat. fallere, tromper.) Manque-ment contre le devoir, contre la loi. Quelquefois, Unsimple défaut de prudence, de soin. Faute légère,grave. Faire, commettre une faute. Aggraver sa faute.Tomber en faute. Retomber dans la meme faute. Pren-dre quelqu’un en faute. Rejeter la faute sur un autre.À qui la faute? Est-ce ma faute, à moi? || Manque-ment contre les règles de quelque arl. Lourde faute,
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