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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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FAR

FARCINEUX, EUSF-. adj. I. dart vétérinaire.Qui a le farcin.

FARCIR, v. a. t. de cuisine. Remplir de farce.Farcir des poulets, une poitrine de veau, une carpe.|| Fig. et fam., Se farcir Vestomac, farcir son esto-mac de viandes, Se remplir leslomac de beaucoupde viandes. || Farcir , figur., Remplir avec excès.Farcir la tête dun enfant de règles inintelligibles.Farcir un livre de grec et de latin. Farcir un dis-cours , un plaidoyer de citations. Il ne semploie quedans ces phrases, et toujours en mauvaise part. ||Farci, ie. participe.

FARD. s. m. (allem. farbe, couleuV.) Composi-tion rouge ou blanche que les femmes mettent surleur visage, pour donner plus déclat à leur teint. Lefard gâte le teint à la longue. || Fig., les faux orne-ments en matière déloquence. Il y a plus de fardque de vraies beautés dans ses discours. || Déguise-ment, feinte, dissimulation. Parlez-moi sans fard.

FARDEAU, s. m. (grec phortion , fardeau.) Faix,charge. Porter un fardeau. Se charger, se déchar-ger dun fardeau. Le précieux fardeau quelle portaitdans son sein. || Fig., Cest un pesant fardeau qiiunecouronne. Cest un fardeau pour elle quun secret àgarder. Vous me délivrez du fardeau qui pesait surmon cœur. Poétiq., Le fardeau des ans. || Fardeau ,dans les mines, Les terres et les roches qui mena-cent débouler.

FARDER, v. a. ( allem. farbe, teint.) Mettre du-fard. Se farder le visage . Avec le pron. pers. régimedirect. Une femme qui se farde. || Fig. Donner à unechose un faux lustre qui en cache les défauts. Fardersa marchandise. || En parlant du soin que lon prendde déguiser ce qui peut déplaire, choquer. Farderla vérité. Farder le vice pour le rendre moins odieux.|| Eu parlant Du langage, des ouvrages desprit,Parer dornements faux ou affectés. Farder son lan-gage. Farder un discours, une pensée. || Fardé . éf..participe. || Prov., Temps pommelé et femme fardéene sont pas de longue durée.

FARDER. v. n. (grec phortion, fardeau.) Saffaisser,se détruire par son propre poids. Ce mur farde,

FARDIER. s. m. Voiture à roues très-basses,qui sert au transport des blocs de pierre travaillésou sculptés.

FARFADET, s. m. Esprit follet, lutin, dans l'opi-nion du peuple. || Figur. et fam., Un homme très-frivole. Peu usité.

FARFOUILLER, v. n, (lat. perfodere, fouiller.)Fouiller dans quelque chose avec désordre et enbrouillant tout ce qui sy trouve. Fam. JJ V. a. Ona farfouillé mes papiers. j| Farfouillé , ée. par-ticipe.

FARIBOLE, s. f. Chose frivole et vaine. Fam.

FARINACÉ, ÉE. adj. (la t. farina, farine.) t. dhist.nat. Qui a lapparence ou qui est de la nature de lafarine.

FARINE, s. f. Grain moulu, réduit en poudre.Farine de froment, de seigle , dorge, de mais, defèves, de graine de lin, de moutarde. || Absol., Lafarine de blé, de froment. Farine blutée. Fleur defarine. Grosse farine. || Prov. et fig., Gens de mêmefarine, se dit de Gens qui sont sujets à mêmes vices,ou qui sont de même cabale. || Farine de manioc,Poudre ou fécule que lon obtient de la racine de ma-nioc, et qui sert, dans les colonies, à faire une es-pèce de pain ou de galette.

FARINET. s. m. à jouer qui nest marqué quesur une de ses faces.

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FARINEUX , EUSE. adj. Qui est blanc de farine.|| Qui tient de la nature de la farine, comme Lespois, les haricots, les fèves, le riz, le maïs, les pom-mes de terre. || Subst., Donner des farineux à un con-valescent. || Farineux, se dit De certaines choses querecouvre ou dont il sort une espèce de poussière blan-che semblable à de la farine. Dartre , peau farineuse.|| En peint., Coloris farineux, Le coloris dun tableaudont les teintes sont fades, dont les carnations sonttrop blanches et les ortibres trop grises. || En sculpt,Figure farineuse, Figure de cire qui nest fias sortienette du moule, et qdi a aspiré une partie du plâtre,ou dont le plâtre a aàpiré la cire.

FARINIER. s. m. Marchand de farine.

FAROUCHE, adj. des 2 genres, (lat. ferox, fa-rouche. ) Sauvage, qui nest point apprivoisé, quisépouvante et senfuit quand on lapproche. Il ne sedit que Des bêles, apprivoiser une bête farouche. j|Par extension, en parlant Des personnes, Rude, mi-santhrope, intraitable. Homme, esprit, cœur farouche.|| Il se dit Dune fille ou dune femme qui ne souffrepoint quon lui fasse la cour. Fam. || Peu sociable, (piicraint, qui fuit la société des hommes. Il était farou-che dans sa jeunesse.^ Il se dit De lair, du regard, desmanières, des sentiments, etc. Air, œil, regard, vertufarouche.

FARRAGO. s. m. (mot latin.) (On fait sentir lesdeux R.) Amas, mélange de différentes espèces degrains. || Fig. et fam., Amas , mélange confus de cho-ses disparates. On ne lemploie guère quen parlantDes ouvrages desprit. Ce livre est un vraifarrago.

FASCE. s. f. (lat. fascis, faisceau.) t. de blason.Une des pièces honorables de lécu, qui en occupe lemilieu d'un côté à lautre, qui est faite comme uneespèce de règle, et qui a une largeur égale au tiersde celle de lécu.

FASCÉ, ÉE. adj. t. de blason, qui se dit dUnécu chargé de fasces égales en largeur et en nombre.

FASCICULE, s. m. ( lat. fasciculus , même sign.)t. de pharm. La quantité dherbes, de plantes quelon peut porter sous le bras. || Fascicule, Titre desdifférentes livraisons de certains ouvrages dhistoirenaturelle ou dérudition. U a publié le troisième fas-cicule de son Traité sur les mousses.

FASCICULÉ, ÉE. adj. t. de botan., qui se dit Desparties rassemblées naturellement en faisceau, en pa-quet. Feuilles , racines fasciculées.

FASCIÉ, ÉE. adj. t. dhist. nat. Qui est marquéde bandes ou de bandelettes. Un coquillage fascié.

FASCINAGE, s. m. Action de faire des fascines ;Ouvrage fait avec des fascines.

FASCINATION, s. f. (lat . fascinatio, fascination.)Action de fasciner; ensorcellement, espèce de charmequi fait quon 11e voit pas les choses telles qu ellessont. || Fig., Cette étrange fascination des esprits seconçoit à peine. || Fascination , se dit Des animauxqui ont la faculté de fasciner. La fascination que leserpent exerce, dit-on, sur le rossignol.

FASCINE, s. f. (lat. fascis, faisceau.) Fagot debranchages dont on se sert pour combler des fossés,accommoder de mauvais chemins, faire des batteriespour le canon, et dautres ouvrages semblables.

FASCINER, v. a. (lat .fascinare, fasciner.) Ensor-celer par une espèce de charme qui fait quon ne voitpoint les choses comme elles sont. || Fig., Charmer,tromper, abuser par quelque chose de séduisant.Lamour fascine les yeux. Il avait su fasciner les es-prits. || Fasciner, se dit De la faculté quont certainsanimaux de paralyser ou de maîtriser les mouvements

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TOME. I.