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FARCINEUX, EUSF-. adj. I. d’art vétérinaire.Qui a le farcin.
FARCIR, v. a. t. de cuisine. Remplir de farce.Farcir des poulets, une poitrine de veau, une carpe.|| Fig. et fam., Se farcir Vestomac, farcir son esto-mac de viandes, Se remplir l’eslomac de beaucoupde viandes. || Farcir , figur., Remplir avec excès.Farcir la tête d’un enfant de règles inintelligibles.Farcir un livre de grec et de latin. Farcir un dis-cours , un plaidoyer de citations. Il ne s’emploie quedans ces phrases, et toujours en mauvaise part. ||Farci, ie. participe.
FARD. s. m. (allem. farbe, couleuV.) Composi-tion rouge ou blanche que les femmes mettent surleur visage, pour donner plus d’éclat à leur teint. Lefard gâte le teint à la longue. || Fig., les faux orne-ments en matière d’éloquence. Il y a plus de fardque de vraies beautés dans ses discours. || Déguise-ment, feinte, dissimulation. Parlez-moi sans fard.
FARDEAU, s. m. (grec phortion , fardeau.) Faix,charge. Porter un fardeau. Se charger, se déchar-ger d’un fardeau. Le précieux fardeau quelle portaitdans son sein. || Fig., C’est un pesant fardeau qiiunecouronne. C’est un fardeau pour elle qu’un secret àgarder. Vous me délivrez du fardeau qui pesait surmon cœur. Poétiq., Le fardeau des ans. || Fardeau ,dans les mines, Les terres et les roches qui mena-cent d’ébouler.
FARDER, v. a. ( allem. farbe, teint.) Mettre du-fard. Se farder le visage . Avec le pron. pers. régimedirect. Une femme qui se farde. || Fig. Donner à unechose un faux lustre qui en cache les défauts. Fardersa marchandise. || En parlant du soin que l’on prendde déguiser ce qui peut déplaire, choquer. Farderla vérité. Farder le vice pour le rendre moins odieux.|| Eu parlant Du langage, des ouvrages d’esprit,Parer d’ornements faux ou affectés. Farder son lan-gage. Farder un discours, une pensée. || Fardé . éf..participe. || Prov., Temps pommelé et femme fardéene sont pas de longue durée.
FARDER. v. n. (grec phortion, fardeau.) S’affaisser,se détruire par son propre poids. Ce mur farde,
FARDIER. s. m. Voiture à roues très-basses,qui sert au transport des blocs de pierre travaillésou sculptés.
FARFADET, s. m. Esprit follet, lutin, dans l'opi-nion du peuple. || Figur. et fam., Un homme très-frivole. Peu usité.
FARFOUILLER, v. n, (lat. perfodere, fouiller.)Fouiller dans quelque chose avec désordre et enbrouillant tout ce qui s’y trouve. Fam. JJ V. a. Ona farfouillé mes papiers. j| Farfouillé , ée. par-ticipe.
FARIBOLE, s. f. Chose frivole et vaine. Fam.
FARINACÉ, ÉE. adj. (la t. farina, farine.) t. d’hist.nat. Qui a l’apparence ou qui est de la nature de lafarine.
FARINE, s. f. Grain moulu, réduit en poudre.Farine de froment, de seigle , d’orge, de mais, defèves, de graine de lin, de moutarde. || Absol., Lafarine de blé, de froment. Farine blutée. Fleur defarine. Grosse farine. || Prov. et fig., Gens de mêmefarine, se dit de Gens qui sont sujets à mêmes vices,ou qui sont de même cabale. || Farine de manioc,Poudre ou fécule que l’on obtient de la racine de ma-nioc, et qui sert, dans les colonies, à faire une es-pèce de pain ou de galette.
FARINET. s. m. Dé à jouer qui n’est marqué quesur une de ses faces.
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FARINEUX , EUSE. adj. Qui est blanc de farine.|| Qui tient de la nature de la farine, comme Lespois, les haricots, les fèves, le riz, le maïs, les pom-mes de terre. || Subst., Donner des farineux à un con-valescent. || Farineux, se dit De certaines choses querecouvre ou dont il sort une espèce de poussière blan-che semblable à de la farine. Dartre , peau farineuse.|| En peint., Coloris farineux, Le coloris d’un tableaudont les teintes sont fades, dont les carnations sonttrop blanches et les ortibres trop grises. || En sculpt,Figure farineuse, Figure de cire qui n’est fias sortienette du moule, et qdi a aspiré une partie du plâtre,ou dont le plâtre a aàpiré la cire.
FARINIER. s. m. Marchand de farine.
FAROUCHE, adj. des 2 genres, (lat. ferox, fa-rouche. ) Sauvage, qui n’est point apprivoisé, quis’épouvante et s’enfuit quand on l’approche. Il ne sedit que Des bêles, apprivoiser une bête farouche. j|Par extension, en parlant Des personnes, Rude, mi-santhrope, intraitable. Homme, esprit, cœur farouche.|| Il se dit D’une fille ou d’une femme qui ne souffrepoint qu’on lui fasse la cour. Fam. || Peu sociable, (piicraint, qui fuit la société des hommes. Il était farou-che dans sa jeunesse.^ Il se dit De l’air, du regard, desmanières, des sentiments, etc. Air, œil, regard, vertufarouche.
FARRAGO. s. m. (mot latin.) (On fait sentir lesdeux R.) Amas, mélange de différentes espèces degrains. || Fig. et fam., Amas , mélange confus de cho-ses disparates. On ne l’emploie guère qu’en parlantDes ouvrages d’esprit. Ce livre est un vraifarrago.
FASCE. s. f. (lat. fascis, faisceau.) t. de blason.Une des pièces honorables de l’écu, qui en occupe lemilieu d'un côté à l’autre, qui est faite comme uneespèce de règle, et qui a une largeur égale au tiersde celle de l’écu.
FASCÉ, ÉE. adj. t. de blason, qui se dit d’Unécu chargé de fasces égales en largeur et en nombre.
FASCICULE, s. m. ( lat. fasciculus , même sign.)t. de pharm. La quantité d’herbes, de plantes quel’on peut porter sous le bras. || Fascicule, Titre desdifférentes livraisons de certains ouvrages d’histoirenaturelle ou d’érudition. U a publié le troisième fas-cicule de son Traité sur les mousses.
FASCICULÉ, ÉE. adj. t. de botan., qui se dit Desparties rassemblées naturellement en faisceau, en pa-quet. Feuilles , racines fasciculées.
FASCIÉ, ÉE. adj. t. d’hist. nat. Qui est marquéde bandes ou de bandelettes. Un coquillage fascié.
FASCINAGE, s. m. Action de faire des fascines ;Ouvrage fait avec des fascines.
FASCINATION, s. f. (lat . fascinatio, fascination.)Action de fasciner; ensorcellement, espèce de charmequi fait qu’on 11e voit pas les choses telles qu ellessont. || Fig., Cette étrange fascination des esprits seconçoit à peine. || Fascination , se dit Des animauxqui ont la faculté de fasciner. La fascination que leserpent exerce, dit-on, sur le rossignol.
FASCINE, s. f. (lat. fascis, faisceau.) Fagot debranchages dont on se sert pour combler des fossés,accommoder de mauvais chemins, faire des batteriespour le canon, et d’autres ouvrages semblables.
FASCINER, v. a. (lat .fascinare, fasciner.) Ensor-celer par une espèce de charme qui fait qu’on ne voitpoint les choses comme elles sont. || Fig., Charmer,tromper, abuser par quelque chose de séduisant.L’amour fascine les yeux. Il avait su fasciner les es-prits. || Fasciner, se dit De la faculté qu’ont certainsanimaux de paralyser ou de maîtriser les mouvements
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